Va en falloir pour que je bouge ... et pour tout vous dire, je croi qu eje vais me faire un été farniente, sans forcer ... mais si je devais bouger, voilà quelques raisons qui m'aideraient, en espérant qu'elles vous invitent également à faire vos bagages ...
Côté région parisienne :
Craig Armstrong passera par le festival Métis le 26 juin prochain (Seine saint denis), pour ceux qui comme moi sont frustrés d'avoir découvert trop tard la présence de Erik Truffaz et Nya le 7 juin au Paris Jazz Festival, ratrappez vous avec Zap Mama le 12 juillet (une pensée pour ma Gégé qui les aime beaucoup !!!), ou Angélique Kidjo le 19/07 ... Herbie Hancock sera quant à lui à la Défense Jazz Festival le 29 juin qui arrive ... Je ne vous parle pas des Solidays, ben si ! pour la bonne cause, aussi parce que y'a de quoi s'en mettre plein les oreilles tant qu'à faire, notamment en ce qui me concerne j'aurais bien aimé entendre/voir Bumcello le 5/07, rarement sur nos scènes. Claire Diterzi (le coup de coeur de Gégé) sera le 25/07 au Festival Fnac indétendances, ainsi que Keziah Jones le 16/08 aux côtés de Fancy et Orange Blossom ! Un peu plus tard, le Rock en Seine achèvera les derniers debouts, c'est clair (REM, Wax Tailor, Serj Tankian, Apocalyptica, Plain White's (un coup de coeur), Keziah Jones, The Do, Kate Nash, DB Clifford etc ...). Histoire de se remettre de la rentrée, le 6/09, la Jazz à la Vilette accueillera entre autres Erik Truffaz et EST !!, le 09/09 Truffaz mais avec Pierre Henry & cie, le 11/09 bumcello justement, le 13/09 Lalo Shiffrin, DJ Spooky etc ... Wah, en voilà de la prog ! + tout ceux que je ne connais pas ... ça va sans doute défriser l'automne arrivant !!
Côte Ouest (lol !) :
Parmi les non encore cités, In Flames étant passés hier, il reste Porcupine Tree au HellFest (clisson) ... Ez3kiel seront au Rock dans tous ses Etats (Evreux) le 28/06 avec surtout Hushpuppies ... Retour des Sex Pistols, de No One is Innocent, de Pigalle, le 06/07 aux Terres Neuvas (Bobital), tandis que Blankass seront le 05/07 à Tous sur le pont (Blois). Le 14 juillet, c'est Matmatah qui enflammera le Festival de Poupet (St Malô du bois) ... tandis que Loreena McKennitt clôturera, le 1er août. Micky Green Cesaria Evora, Hocus Pocus entre autres aux Terres du Son (Monts) du 11 au 13/07 ... Côté Vieilles Charrues ... une grose prog mais bon, rien que vous ne pourriez voir déjà en faisant le tour de france que je vous ai concocté et quand on connaît la zone que c'est devenu d'un point de vue organisationnel, vous râterez rien cette année ! Soulignons plutôt Stacey Kent et lizz Wright (waaa) le 21/07 au Swing in Deauville, tandis que le 17/07 c'est Gilberto Gil (rien que ça) ... Charlélie Couture le 08/08 aux Escales (Saint Nazaire), grosse teuf à la Route du Rock du 14 au 16/08 (St Malo) avec The Breeders (vous ne rêvez pas !), The Novist, Sigùr Ros ... Bon, il restera l'Est, mais j'aurais pas la temps avant début juillet, tant pis pour ceux qui partent tôt !! Schusss !
Puisque Haïku m'en donne l'occasion, voici un petit détour par les dates Belges ne pas râter : soul / rap au Couleur Café (Bruxelles - 27 - 29/06) avec dans le désordre MC Solaar, Orishas, Asa notamment le 27, Cesaria Evora, Massilia Sound System (nous ne serons pas les seuls marseillais en Belgique, donc ! lol !), Natasha Atlas, Psy4 de la rime (encore ??) et Jimmy Cliff le 29/06 ! le Rock Werchter n'est pas en reste, comme toujours avec une affiche à faire pleurer : Mika, REM, Vampire Weekend, SoulWax, Chemical Brothers, Lenny Kravitz et les Counting Crows, entre autres le 03/07, suivis de The Verve, Neil Young, Moby, Duffy, Zita Swoon (arg !!! arrêtez !!!) le 04/07, puis Gossip, Editors, Ben Harper, Sigur Ros (voir la vidéo postée ici l'autre jour), RADIOHEAD (!!!????!!!!!!????), MGMT, Kate Nash (oups !), Gnarls Barkley (Ohhhh !) le 05/07 ... pour finir avec Beck, Kaiser Chiefs, dEUS (les boules !!), The raconteurs, etc, etc, et tutti quanti ... Pfff ! Je suis écoeuré ! Sinon y'a les Ardentes, (Liège - 10-13/07) avec, en coups de coeur de français pour ma belle-famille belge, Cypress Hill les grands, avec Laurent Garnier l'excellent DJ, Camille la folle, Yaël Naïm (Gé adore !), The do et ma perle Brisa Roché le 10/07 ... The Mars Volta (ça dépote - esprits légers s'abstenir), The Kills le 12/07, Alain "l'immense poète" Bashung avec Dionysos (trop fort !!!!!), Girls in Hawaï (rare de les voir par là ceux-là ! cool !), The cinematic Orchestra le 13/07 ... encore plus dégoûté ! Pour ceux qui ne le seraient pas encore : le Dour Festival du 17 au 20/07 avec Goldfrapp, The Notwist, Wax Tailor & cie .... il ne vous reste, sinon, que Rokia Traoré (excellente !) au Esperanzah de Namur entre le 1er et le 3/08 ... J'ai oublié personne ?? Sans doute que si ... commentaires, conseils sur des groupes programmés que je ne connais pas ? Merci d'avance ....
[J'ai volontairement laissé les hyperliens vers les notes et autres commentaires de l'auteur]
Fredrik Westerlund mène un très bon travail sur l'auteur qui nous intéresse : JMG Le clézio.
"3. L'écrivain et sa langue
3.1 Langue pays natal
Le Clézio grandit bilingue, d'un père anglais et d'une mère française. A l'époque où il se mit à écrire pour les autres, il vivait en Angleterre, ayant l'idée de se faire publier en anglais. Toutefois, il commença à écrire en français, s'opposant ainsi à la colonisation par les Anglais de l'île Maurice où émigrèrent jadis ses ancêtres bretons. Par la langue française, «langue bâtarde», il se sent uni aux cultures anciennes, le commencement du langage, et aux Indiens à travers les conquistadors. (9) La mobilité de sa vie, et sa vue de la société ont provoqué un sentiment de distanciation vis-à-vis de l'Hexagone. Il a une identité méditerranéenne, atténuée par son aversion du monde industriel. (10) En 1994 il confie à Catherine Argand lors d'un entretien:
pour moi qui suis un îlien, quelqu'un d'un bord de mer qui regarde passer les cargos, qui traîne les pieds sur les ports, comme un homme qui marche le long d'un boulevard et qui ne peut être ni d'un quartier ni d'une ville, mais de tous les quartiers et de toutes les villes, la langue française est mon seul pays, le seul lieu où j'habite. (11)
3.2 Raison d'écrire
Le Clézio écrit depuis l'âge de sept ans, Le procès-verbal n'étant que son premier roman à être publié. Pour lui, l'écriture est une question de vie, conditionnée par un besoin intérieur (12): «De deux choses l'une: on risque de se faire avaler par la littérature ou par soi-même. Si on se fait avaler par soi-même, on devient fou. Si on se fait avaler par la littérature, on devient écrivain.» (13) Au début, c'était le plaisir de raconter qui le poussa à écrire, et en 1969 il dit à Pierre Lhoste qu'il continue la même histoire dans ses livres, toujours dans son projet d'enfant, «d'écrire un livre d'aventures un livre de Jules Verne de faire un voyage et de le raconter au premier degré». (14) Assez vite, son écriture devient une mécanique de défense par rapport aux autres, une voie de fuite de la société occidentale, violente et artificielle où tout le monde rencontre «la mort [...] l'envahissement [...] l'asservissement des objets et l'agression de la vie». (15) En même temps, Le Clézio commence la quête de soi, une réflexion sur l'être, à la manière d'une aventure, à travers la connaissance des autres. (16)
Le séjour au Panamá transforme Le Clézio en poète. Membre de la communauté indienne, il reçoit une nouvelle identité. Ecrire devient trouver la base de la vie dans la société occidentale «orpheline de ses mythes», et la fiction cohérente se prête le mieux à ses intentions. (17)
Depuis, la production de Le Clézio, est demeuré relativement stable. Il avoue même en 1986 n'avoir «jamais vraiment aimé autre chose dans le roman que les personnages et les histoires.» (18) Le développement dans les années 80 et 90 s'est joué sur le plan thématique et dans le fondement de l'écriture: la quête de soi le pousse au voyage à Rodrigues, qui aboutit à un hommage lyrique de son pays natal et est également apparente dans des oeuvres biographiques telles Onitsha et La quarantaine. "
Je vous avais promis d'y revenir, un rien plus exhaustif : me voilà donc de retour pour vous offrir une petite sélection de dates un peu partout, histoire de se dépoter les Zoreilles en cette belle saison qui semble vouloir enfin nous offrir ses plaisirs (en tous cas du côté de Marseille, c'est le cas depuis 3 bons jours : 28° sous ciel bleu et soleil : chaud devant !) ... Je n'ai pas classé par date (comme ça vous lisez tout ! rires - non, sans déc, prenez des notes !) ...
Je vais faire le pur, le vrai et commencer sans aucune élégance mais non sans un plaisir assumé par le Sud-Est :

Les nuits de fourvière (Lyon - du 07/06 au 02/08) vont faire très mal cette année avec notamment REM le 08/07, Léonard Cohen (wah ! rare !) le 09/07, Goran Bregovic le 16/07, Massive Attack le 24/07, Yaël Naïm, Pauline Croze et consorts le 26/07, Angélique Kidjo (géniale !), Asa et Rokia Traoré le 29, les Cocorosie le lendemain, et j'en ai passé une bonne plâtrée parmi laquelle Keith Jarett, Pink Martini, Thomas Dutronc, Marianne Faithfull, Daho, Alexander Kinn, Youssou'n'Dour, des projections de films (Alan Parker), de la dance (Béjart par le ballet de Tokyo), du théâtre (Faithfull lit Shaekespeare) etc, etc ... Déjà, ça, ça calme ! Monstrueuse soirée du Jazz à Vienne (27/06 au 11/07) le 30/06 (vite, il est encore temps) avec Herbie Hancock, Stefano di Battista et plein d'autres, et Wayne Shorter le lendemain ... de quoi attendre le 6 juillet pour voir la légende Buddy Guy ou le 8/07 pour saluer Sonny Rollins (rie que ça !) ... Nîmes nous met sa claque habituelle, de James Blunt le 1er juillet à Alicia Keys le 26, en passant par Lenny Kravitz et Asa le 9, Mika le 21, notre Vanessa nationale et Aaron le 22 ... C'est pas les mêmes arènes qui ont accueilli Radiohead, Björk et j'en passe ... ? Hum : j'adore !! Les amateurs comme moi de rencontres en finesse glisseront jusqu'à Cluses pour le festival Musiques en Stock - du 2 au 5/07 - voir The Bellrays le 4 ou plutôt le 5 les Dandy Warhols et la petite brunette au parcours si atypique et attirant : Brisa Roché !! Dois-je vous dire que Monte Carlo reçoit pour sa part comme toujours des têtes d'affiche (entre 60 et 500 € la soirée si vous comptez manger) ? Eurk ! Bon, y'a quand même du beau monde comme Alanis Morissette le 8 août et Clapton les 22 et 23 pour clôturer ... J'en connais qui vont courir : Melhdau, le grand, le seul, l'unique, sera au Jazz à Sète le 10 juillet !! Le Jazz à Juan (les pins - 06), pour sa part, fait le plein : Blunt, Didier Lockwood, Sharon Jones, Marcus Miller, Roy Hargrove, Jarrett etc ...
Piououou ! Pour se rafraîchir un brin, la tête perdue dans les partitions, let's go to Aix les bains pour son Musilac : Patti Smith (j'adore son come back !!), Hocus Pocus (11/07), les Têtes raides, Thiéfaine et Paul Personne, Editors, KT Tunstall, Empyr le 13/07 ... et je ne recite pas ceux déjà évoqués depuis le début (Asa, Croze, Paradis ...). Allez, un Festival La Pleine lune en pays de Payzac et Beaumont (Ardèche) du 11 au 26/07 avec Emily Loizeau (11, 13 et 15/07), Mano Solo (26/07) ... Les Nuits du Sud de Vence (06), c'est cette année pas moins que Salif Keita et Moriarty le 11/07, Dee Dee Bridgewater le 19, Jimmy Cliff le 26, Sinsemilia le 1er août, Stéphane Eicher le 7, Buena Vista Social Club le 8 et ... tout un tas de monde au milieu, avant, pendant et après !! Sinon, direction Frontignan (Festival de Thau) pour voir Wax tailor le génial électro-touche à tout (le 15) ou Bashung le 20/07 ... Jazz à Toulon (gratos !) vaudra le détour pour Stéfano di Battista le 24/07 au moins, tandis que Nice Jazz Festival se fera emarquer le 19/07 avec le français complètement ouf DB clifford (j'adore !) en compagnie de Rufus Wainwright et Stacey Kent le 19, Hocus Pocus, George Benson et Barbara Hendricks le 20, Peter von Poehl et Diana Krall le 21, Maceo Parker en groupe renforcé le 22, Joan Baez le 26/07 ... et tant d'autres rencontres ... Un Cabaret Frappé à Grenoble ? Pourquoi pas avec Zita Swoon le 25/07, Coldcut le 26 ... Trop rare, Cesaria Evora le 06/08 aux Méditerranéennes de Leucate, Agnès Bihl notamment la veille.
Ouf ! J'ai pas cité tout l'monde, vous n'avez qu'à vous renseigner ! rires ... l'occasion de planter la tente, de découvrir ou redécouvrir ces belles régions de France que sont l'Ardèche, la Savoie, la Côte d'Azur ou le Golfe du Lion ... Je m'attaque au reste de la france, pour y piocher ceux que j'aime et que je n'ai pas encore cités justement, ainsi qu'à l'étranger, pour ceux qui feront les passe-muraille cet été ... @+ donc et good vibrations !!
Le Blog Free innove, se rénove ...
En lieu et place de la radio que vous écoutiez jusqu'ici sur cette page, retrouvez une playlist du moment, faite de coups de coeur, nouveautés, souvenirs, grands moments d'intensité musicale ou de simples morceaux mais qui revêtent à la manière de la madeleine proustienne tant d'importance pour moi ...
A vous de vous faire une idée ... Cette radio sera enrichie, au fur et à mesure de plein d'autres titres ...
Bonne écoute : c'est la meilleure manière que j'ai trouvée pour que VOUS et MOI soyons connectés ! Shuss !!
Au fait, j'ai "refusé" le lancement automatique pour que vous puissiez aussi écouter votre propre musique en lisant ma page ... mais il ne tient qu'à vous de faire tourner la platine, en bas de la colonne de gauche de cette page ...
Laissez vos commentaires sur les morceaux, artistes, etc !!!
Chaque mois, un petit dossier (rien de bien compliqué) pour donner quelques idées à ceux et celles en manque d'inspiration ... et quelques objets, gadgets et autres. Il y a les innovateurs et les autres ! C'est sur deco-in, le magasine de la décoration intérieure ; faîtes vous une idée, extraits :
"Le Feng Shui est une tradition millénaire venue d'extrême orient qui signifie « vent et eau ». C'est une méthode de pensée spécifique basée sur les principes fondamentaux de la pensée ancestrale chinoise permettant d'atteindre la plénitude physique, morale et intellectuelle grâce à un aménagement judicieux de notre espace de vie. Le Feng Shui nous délivre un mode d'emploi précis de la maison bien-être : comment bien vivre, bien grandir et bien s'épanouir chez soi. " >>> Lire la suite
" Une nouvelle année commence et avec elle de nouvelles idées déco, de nouvelles tendances et peut être de nouvelles résolutions... !!! Voici un récapitulatif des ambiances déco que vous retrouverez sur votre route de décoratrice (ou décorateur) hors pair tout au long de cette année." >>> Lire la suite
Tandis que, sans scandale mais non sans provocation, Sigùr Ros, pour son dernier clip, dénude sa musique jusqu'à joindre intimisme et intimité, Amiina, tout en ambiances éthérées pour ne pas dire glaciaires, convoque sur son Kurr à sa manière, tout aussi islandaise, bruitisme et poésie, pour rejoindre la quasi - Bande Originale de reportage printannier ("Glamur"). Superbe, pour qui aime l'aventure sonore ("Saga") et apprécie l'approche ("Sexfaldur") par exemple de The Album Leaf sur A safe Place ... Je poursuis donc mes errances nordiques, après la norvégienne Kate Havnevik ...
L'Islande donc (inutile de vous rappeler le nécessaire héritage de Björk) joue actuellement la carte rare de l'honnêteté musicale, sans en faire trop en matière de variété popisante internationale ... sans tomber non plus dans un chauvinisme qui voudrait qu'en Islande, on ne produise que de glaciales galettes ... Toute la finesse est justement dans cet équilibrisme entre dilution sensorielle, aventure synesthésique et déliquescence charnelle, stérilité émotionnelle. Le rock progressif, en tous cas ce qu'il est devenu après plus de 30 ans de bons et loyaux services, est un bon exemple de champ d'investigation en la matière. On peut se perdre par trop de technicité et de froideur ou l'on peut flirter avec le chef d'oeuvre ... Et puis l'électro est arrivé avec son lot de surprises aussi ... Sans parler de perle, Between darkness and Wonder s'imisce en évitant l'ornière dans le sillon bien tracé de ces explorations divinement rafraîchissantes, modernes, conseillées d'ailleurs par Steven Wilson (Porcupine Tree) et celle-ci est signée Lamb.
Alors dans tant de recentrement et de réminiscence onirique, pourquoi me direz-vous convoquer l'ardeur d'un titre comme "Empty", limite indus, le punky "Handshakes" ? Peut-être parce qu'au-delà, cette petite voix faussement enfantine ("Live it out" - que ce titre me rappelle, en plus brut, le côté narquois de Shivaree !), qui sait aussi se faire plus légère ("Poster of a girl") et introspective ("Ending Start"), distille un petit album nerveux et fin à la fois, avec un zest de Portishead ("The police and the private") auquel se mêle un côté joueur / provoc' ("Monster Hospital") sur fond de post - rock ("Patriarch on a vespa") somme toute très The Mars Volta ! Ah oui, pardon, c'est l'excellent Live it Out de Metric !! Et pour conclure ce petit arpentage essentiellement nordique, je ne pouvais ignorer la scandinavie qui nous livre, quelque part entre imaginaire musical tzigane, électronique ("Holding on" sous influence Hooverphonic ?), rock ("Gasoline"), progressisme ("Stream" et surtout "In time") et pop ("Look at us") ... et tout cela en un seul disque, le superbe Kallocain de Paatos (A ne pas confondre avec les métalleux de Pathos et leur excellent Hoverface bien racé d'il y a 10 ans au moins !).
Quand au must ... Oh quelle beauté ! On dirait Serra sur la BO du Grand Bleu ... ce "Begin", rien que ça ! ... voilà un album qui n'a pas fini d'envoûter mes oreilles ... Je dirai même qu'idées noires et pathétisme parfois de rigueur ces derniers temps dans mon quotidien, ne sauraient résister à ce faux-semblant de froideur artistique, qui révèle en réalité la puissance, la couleur, la lumière de la vie à l'état brut, printannière disais-je plus haut, qui ne demande qu'à ruisseler ... j'adhère, j'adore, comme toujours : l'album s'appelle Quiet City et, une fois n'est pas coutume, il est signé des américains de Pan American (un autre conseil Steven Wikson !): à posséder d'urgence, pour les fans de musique sans parole électro-éthéro-onirico-trip hop ("Lights on water", "Het Volk") ... Wah ! Avec "Inside elevation", on est en pleine BOF, genre Young Americans (vous vous souvenez de ce film ??) ... Bon, moi je vous laisse, j'ai l'In rainbows de Radiohead sur le feu ... @+ donc !!
Moderne ce Flavors of Entanglement ? Assurément ! Rock, limite nu-metal ("citizen of the planet") par endroits, mais avec de telles orchestrations que dès la première seconde, sans exagération, je me suis retrouvé et identifié à cet univers qui mêle à merveille force ("Tapes") et retranchement, expansion et intimité ("Not as we"). Pop (si "Underneath" ne nous sert pas d'hymne pop de l'été, loin devant Coldplay, j'y comprends plus rien ! lol !), folk, comme toujours, Alanis vise toujours aussi bien et transperce avec efficacité tant le coeur du fan que simplement la peau du poucet rêveur qui, dans sa course aux étoiles de mer, est tombé au hasard sur cette pépite musicale. On flirte avec le house - beat ("Straitjacket") non sans parvenir à sortir de ce son quelque chose d'entraînant et d'efficace (certaines sonorités m'ont rappelé l'excellent travail de compilation sur Sin : Reconstructed singles) ... on s'aventure même dans la dance, au sens respectable du terme, du coté de l'excellent Ray of Light de Madonna (et lorsqu'on sait que le dernier album de la dame ne vaut rien, on est bien content que d'un simple revers de main notre sucette préférée revête avec une telle facilité 4 ou 5 goûts supplémentaires parmi les sons de la modernité et notamment celui-là, histoire de reprendre le flambeau !!!!). La voix rappelle d'ailleurs un peu Evanescence sur ce "Versions of violence" si étonnant ! C'est avec une grande fluidité ("Moratorium") que miss Morissette s'immisce encore un peu plus en tête d'affiche de ce grand mouvement international qui fusionne avec talent folk ("Incomplete"), rock et électro ("Giggle again for no reason") ... pour nous délivrer moins un nouvel album qu'un OVNI auditif, et mieux encore l'assurance qu'après Jagged Liitle Pill, A morisette est encore et toujours capable de mieux, de plus loin, dans la veine un rien extravertie, complètement passionnée, qui est la sienne ... Il y avait longtemps que lorsqu'une radio parlait de rock, elle ne parlait plus de rock ... voilà une bonne occasion de se ratrapper ! rires ...
Dernier coup de coeur en date, ce sublime Weather's coming ... de Phoebe Killdeer and the short Straws ... lisez la chronique et écoutez un extrait tout simplement (il s'agit de "Big Fight" - lisible que par les membres inscrits de la communauté Vox) ... là encore, écoutez cet album et laissez vos commentaires ICI !!!
Faire sa tambouille est une chose ... on prépare le matériel, on lit et relit la recette ... on applique ... Je n'ai jamais aimé cela et pourtant ne nous plaignons pas : notre table est rarement vide d'invités ... (Rires).
Mon chaudron magique ne ressemble pas à cela, vous l'avez remarqué, depuis le temps. Parce que je ne prévois rien, j'ai besoin de me laisser guider par le "feeling" comme on dit, par l'envie du moment, par le frémissement, l'excitation, l'emportement, la fragilité, la légèreté et la vigueur, quoi, la beauté ! Et peut-il y avoir plus de surprise, plus de contentement, plus d'envie, de désir et de plaisir enfin, dans l'explosion des sens ... qu'au féminin ?
J'ai créé il y a pas mal de temps déjà un groupe FéminInfinitude, pour rendre hommage à la femme, certes, mais à la manière d'un homme, avec ses faux pas, ses propres perceptions, désirs, rien de féminin en somme, mais de l'humain, toujours. C'est dans ce plissement de lèvres, entre les mots "découverte" et "plaisir", quelque part dans la rencontre entre dons et attendus, que je voudrais me glisser le temps d'un bouillonnement musical au féminin. Et si vous avez des commentaires à faire, à vos batons de rouge à lèvres, mesdames !
Sur le chemin pop léger (je pense à Belle and Sebastian, à K's Choice aussi), vous croiserez peut-être A Fine Frenzy, dont l'album One Cell in the Sea développe sur fond folky un univers intimiste à la fragilité palpable ("Whisper"), assez proche somme toute de celui de Kate Earl, par exemple ("You picked me") ou de Rachael Yamagata ("Almost lover"). Une touche d'électro ("Think of you"), de pop ("lifesize"), et le tour est joué, le tour de magie, car elle prend, je pourrais même dire qu'elle conserve son pouvoir assez longtemps pour qu'on ait le plaisir de retrouver très vite, par la suite, cette voix douce et un rien mélancolique. Pas à pas, La Tortue d'ETYL fait son bonhomme de chemin, quelque part entre la provocation verbale tout en finesse de Pauline Croze ("En l'homme", "Kit"), la légèreté caustique d'Agnès Bihl ("Moi je"). Ce n'est pas pour faire plaisir à Géraldine, mais il y a une proximité structurelle dans les titres et vocales dans les jeux de prononciation, où se glissent une poussière d'humour, un grain de cynisme ("Méandres") avec Claire Diterzi (la miss vous parlera sans doute de son album Tableau de chasse). La différence avec ce qui se fait en matière de rock français actuellement, ETYL la puise dans une influence électro-classique, à grand renforts de beats discrets ("Je savais"), limite afro-beats, comme autant de coups de semonce chargés d'ethnicité, d'orchestrations lyriques ("Hitoire de") ; un esprit tzigane et envoûtant traverse de part en part cet album haut en couleurs et fort bien ficelé ("Bulle"), souligné ("Une fois en bas") par un travail rythmique (duo basse/ batterie étonnant !! guitare subtile et à propos), un sens du détail sans fioriture, dans la lignée du travail d'Emilie Simon notamment, ou de Camille, qui renoue avec cette impression de cirque ultra étonnante et onirique, celle de L'itinéraire d'un enfant gâté - chef d'oeuvre -, celle de Il y a des jours et des lunes aussi, celle des courts métrages et photos un rien décalés et interpelants de Sarah Moon ... Tout simplement génial : voilà le renouveau de la création à la française qui dépasse bien largement le simple omaine musical.
Plus léger, en apparence en tous cas, puisque tout simplement plus éthéré, porté vers l'ambient, à base de folk, de pop ("Some People"), d'électro ("Clowns" justement qui je ne sais pourquoi me fait penser à Loreena McKennitt), avec cette voix presque soufflée ("Little bird"), retenue dans l'arrière gorge, profondément pop c'est sûr dans tout ce que le mot recouvre d'histoire, de la provocation qui passe comme une pilule McCarthneyienne ("Happiness") à l'esprit Warholien encore si impreigné dans chaque note ("A&E"), le Seventh Tree de Goldfrapp s'immisce entre deux entrées pour ravir notre palais d'un revers de chapeau, comme l'ère napoléonienne put balayer à sa manière l'héritage hugolien sans se défaire de son humanité retrouvée : plus rock que pop, enchaînant sa rythmique à cet engouement pour les nappes de clavier très 80's, "Caravan Girl" surfe aisément sur cet héritage électro dont certains (je pense à A-ha, mais aussi plus proches de nous à Girls in Hawaï) ont su faire la crème du hit, la bulle alcoolisée du chart bien senti. Heureusement, Goldfrapp arrête là, avec maîtrise, le risque de comparaison, pour renouer avec un monstre de femme et d'artiste, Kate Bush la bien nommée ("Monster Love") ... Un bien bel album aquatique, qui m'a transporté dans l'univers élecro-sensitif d'une goutte d'eau qui prend son temps pour gégouliner le long de la vitre et qu'on ne peut quitter des yeux ... cet univers qui m'avait déjà fait frissonner sur la BO du film De Battre mon coeur s'est arrêté, où sur l'album surprenant et majestueux (Magnificent Tree) d'Hooverphonic. Et puisque le plat principal ne saurait se faire attendre plus longtemps, je vous propose de le déguster côté "AUDIO" de ce blog ... avec la chronique du génialissime (mon coup de coeur féminin) Melankton de Kate Havnevik (http://freemind83.vox.com/library/audio/6a00ccff8b9fb8673100fae8c02da0000b.html), entre Björk et Imogen Heap, je ne vous dis que ça ... Pour le dessert, je vous propose (je m'étais promis d'en dire 2 mots ici) une voix unique, très folky ("My best friend", "San Francisco"), bluesy même ("Saturday nights" et son côté Neneh Cherry - j'adore), dont les compositions sont simplement efficaces, évidentes comme un "No woman no cry" : l'Introducing ... de Hello Saferide. Bien sûr, on retrouve les titres touchants dignes d'une Sheryl Crow ("I can't believe it's not love", "Highschool Stalker") ... j'espère que le menu vous a plu et que nous aurons l'occasion de vous revoir par ici ! lol ! N'hésitez pas : ne lésinez pas sur les comments, vous aussi messieurs : comme ça, mesdames sauront reconnaître à l'avenir les hommes de bon goût de cette communauté ! mort de rire ... Sur ces entrefaits, bonne lecture/écoute et @u plaisir, justement !








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