Space dye vest
Chaque nuit j'entends tes pas sur le bois ; Oh, non, tu ne le fais pas craquer, pas même vibrer, rien qu'un souffle à fleur de peau, comme une caresse sur la moleskine d'un train, comme une recontre des sens, descend et remonte dans chaque partie en contact ...tactile, il y a dans ton déplacement nuageux un peu de l'arrogance du serpent qui siffle sur la partition de mes rêves ; qui siffle, bruisse et compose à grands renforts de parties de moi cueillies aux quatre coins des draps dédramatisés et lessivés de cauchemars, de cloche-pieds dans les mares où se reflètent les effets superbes de l'enfance ...
"Do you really think I need you ?"
C'est là que j'entends tes pas, c'est moi que tu fais craquer comme un écho sourd de notes qui tombent ou de tombes qui notent à fleur d'herbe un peu de leur fondamentale poussière pour que s'écrive l'histoire des hommes, sans bruit, sans autre craquement que celui des planches, des voiles qui empêchent les yeux de pleurer, du vent qui agitent en planches à voiles les lambeaux de billet, avec quelque adresse encore de gare où s'égarer, de voix nasillarde et qui chante la chanson théâtrale du vide de son sourire d'hôtesse à l'air de rien du tout ...
"Do you really think I need you ?" Chaque enfance est un tout ... il faut partir !
Librement composé à l'écoute du "Space dye vest" de Dream Theater.
Comments
Je me dois de refaire toutes tes chroniques récentes pour me gorger de tes phrases, de tes images. Merci beaucoup beaucoup beaucoup!