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Oooops ! Déjà presque 15 jours que nous ne donnons plus signe de vie sur la communauté ... je commence par quoi ? des projets plein la tête, qui prennent bien du temps à la miss Gégé et à moi-même, les galères santé de l'automne côté Lauryn (non pas la grippe mais c'est pas drôle quand même) ... du taff par dessus les oreilles vu que c'est très bientôt la fin de l'année ... voilà, rien d'exceptionnel, juste l'hiver qui approche et heureusement quelques visites par chez nous qui nous font bien plaisir : la famille, les Zamis ... l'essentiel, en somme ... Allez, @ très vite dès qu'on aura un zest de temps libre ...
Jean Teulé, c'est cette plume franche, presque tranchante, ce ton presque joueur, ludique, jamais machiavélique, celui qui guidait à son Magasin des suicides, celui qui torturait la mémoire d'un François Villon, celui qui traînait ses pieds avec gavroche pas si loin de Verlaine ... et chacun des romans de cet auteur qui m'est passé entre les mains m'a laissé un goût de "revenez-y" comme on dit par ici ; parce que ces personnages sont un peu de moi, un peu de vous, beaucoup de nous ... parce que ses figures quasi-historiques sont comme ces pilotis en mer qui maintiennent moins le bateau dans son chenal que ce qu'ils invitent, depuis l'espace mouvant où l'on se trouve, en marelle aquatique, à briser, à notre manière, l'écume des jours, plic plac ploc, en sautillant sur l'eau, comme d'aucun aurait marché, pour rejoindre le grand bleu, pour que linéarité rime non plus avec frontière mais avec horizon ... et c'est cet espace à être, vulgaire (au sens étymologique du terme), dénudé, un peu "fou", c'est-à-dire incompréhensible des autres, que tente de conquérir Robert, le personnage principal de Rainbow pour Rimbaud ...
Comment faut-il l'appeler ce géant tout droit sorti de la poétique rimbaldienne, qui, au-delà d'une réappropriation de l'historique vie malsaine, mortelle mais au combien sublimement humaine du jongleur de voyelles colorées, incarne au sens physique et philosophique du terme, dans son voyage extatique, son individualité propre ? Peu importent les noms, les mots en-deça de la réalité vécue : il faut passer au-delà .... de l'autre côté du Je, de cet autre dont tant ont parlé mais que si peu ont affronté ... et Jean Teulé (s'est-il fait voyant comme le réclamait l'homme aux semelles de vent, pour capter l'intensité de cette transfiguration ?) a suivi ce parcours chaotique, désertique d'un homme de terre, qui trouve dans la femme - végétal, son buisson-ardent, le langage de l'éclosion de ses désirs : ludiques, physiques, historiques, symboliques, presque eschatologiques.
Cet entrelas poétique, au sens littéraire bien sûr, au sens socio-ethnologique aussi (la poéticité insulaire, multiple et complexe, a une importance considérable dans son écriture : géographie, climat, ambiance, point de vue, paysages, personnages, croyances, langage, rapport au temps, références historiques), fait de ces anti-héros historiques les figures de proue de ce voyage au pays de l'autre ... les Tristan et Iseult de cet acharnement à faire sautiller la vie, de strophe en strophe, jusqu'au paradis de la finitude physique comme commencement ...
Quelle perception féconde de la poésie rimbaldienne ! Osée, défigurée, au sens où le petit Poucet Rêveur égrenant dans sa course des rimes fait d'une Saison en Enfer son pain quotidien ... Au creux de ses forteresses de fortune, toujours trop étroites et étriquées pour lui, entraves plus qu'étraves, qui pointe au loin le désir de plus (+) être, quite à n'être plus. Comme Rimbaud a échoué à Marseille en morceaux, Robert s'échoue, physiquement, tandis que l'arc-en-ciel de ses renoncements, de ses désillusions, de son acharnement à être, à fuir la facilité, à renier les faux-semblants, est une jambe de couleur et de vie déjà plantée de l'autre côté du miroir ...
Il s'avère très vite, à la lecture du cinquième roman de Carlos Ruiz Zafon, Le Jeu de l'Ange, que la surprise créée par les premières pages de son prédécesseur, L'Ombre du Vent n'est plus, notamment au regard du nombre de pages du premier roman, qui a laissé au lecteur le temps et la manière pour s'imprégner d'un ton, d'une tournure (d'esprit), d'une atmosphère aussi ; pourtant, il ne faut pas longtemps pour que les pages se tournent seules, que les yeux courent plus qu'ils ne parcourent ce nouveau territoire obscur de la Barcelone intrigante et glauque, où se jouent, au-delà du destin d'un homme, celui d'une nation en phase de basculer dans l'horreur franquiste. Car c'est bien de cela que l'on traite ici, dans le rapport intime que l'histoire, à travers l'individu dans son rapport à la masse, entretient avec les mythes, les croyances, fussent-elles religions, avec les utopies aussi, et le rôle de la parole, écrite, dans ce jeu de manipulation des êtres. Quel que soit son manipulateur, le pantin humain doit démêler plus d'un fil pour se libérer du joug de sa finitude qui le guide, malgré lui, à désirer l'immortalité, à tous prix.
A l'instar de L'Ombre du Vent, ce second chapitre s'inscrit très vite dans cet entre-deux fantastique de l'écriture, qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de ce genre littéraire au XIXème siècle, espace narratif rocambolesque où le lecteur ne parvient pas à discerner la réalité de l'histoire, de celle contée par le personnage ... histoire d'histoires et de faits rapportés, enchevêtrés, complexes, dont la philosophie nous a très vite appris à nous méfier, comme Martin se méfie des faux-semblants qui peuplent sa vie, en commençant, peut-être, par lui-même. Véritable conte d'enfer (qui vaut bien son pesant de féérie), où le héros et ses adjuvants, pour reprendre le terme de Betelheim, parmi lesquels on retrouve notamment David Sempere et son père, un certain médecin, un gardien d'un certain Cimetière des Livres oubliés et d'autres personnages hauts en couleurs du premier volet, épaulés de quelques nouveaux, vont s'affronter à des visages et des évènements plus noirs que jamais. D'ailleurs, la présence du fils Sempere, héros du premier roman, épaissit de l'acidité et de la noirceur du premier tome ce nouveau volet barcelonnien, et s'en trouve enrichi, en retour, de ce Jeu de l'Ange qui, en éclairant la période pré-franquiste, met en lumière de fait l'origine de sa propre déraison.

Carlos Ruiz Zafon instruit ici une oeuvre riche, passionnante et passionnée, où la femme, intelligente, sensible et fragile, sous ses apprences multiples, Christina, Isabella, et bien d'autres de tous âges, tous horizons, plus ou moins saines, mais toujours sincères, se présente en garde-fou de la folie des hommes. Si la triangulation du désir, dont les mécanismes ont été si bien expliqués par René Girard dans son Mensonge romantique et vérité romanesque, trouve dans ce roman un incontestable espace d'expression, force est de constater que les personnages de ce jeu maléfique, dépassent aisément le simple enjeu de la passion amoureuse, voire de la Passion religieuse, pour entrer, avec leur complexe humanité, dans l'Amour de la Vie, qui invite à tant de sacrifices ...
Zafon gonfle, fait mousser puis déverse un flot intarissable de mots, de pages, d'ambiances, de personnages, de rencontres, d'événements en tous genres, flirte ainsi avec la noirceur d'un Dickens bien sûr, jongle avec les styles et pique à vif les genres les plus divers, du policier au fantastique mystérieux d'un Edgar Allan Poe, en passant par la magie romantique d'un Chateaubriand, par le roman historique, l'écrit mystique (on pense aux tablettes gravées et illustrées de William Blake), sans oublier le roman-feuilleton, dont les publications scandées du jeune Martin, journaliste et écrivain, sont d'une certaine manière les autocomplaisances voire les autocritiques.
Sans entrer dans le débat d'une reconnaissance internationale et d'une réussite plus généralement, il ressort de cette nouvelle parution que Carlos Ruiz Zafon, loin du marcotage, que certains lui prédisaient, de ses propres lauriers, parvient à ajouter une pierre à l'édifice de sa Comédie Humaine à lui, solide, parfaitement ancrée dans une perception à la fois personnelle et universelle de la fragilité humaine, de la déraison aussi, quelque part au bord du gouffre de l'horreur, suspendu ... et c'est cette suspension, cette attente dans laquelle nous nous trouvons qui fait l'incommensurable richesse de son écriture et de son échange sincère avec le lecteur.
Il n'est jamais trop tard pour lever les derniers barrages à la découverte d'un paysage d'eau (Quand je pense qu'on a canonisé le Mal ?) mais cela vaut-il un Dinart ? En tous cas bien plus qu'un espace qui se meurt, sous le ciel unique et un peu répétitif de Nice (non pas la ville !) ... et de toutes manières, je préfère Albuquerque, j'ai bien l'droit ! Bon, laissez tomber et dériver vos rêves humides et automnaux, glissez aux phalanges foliaires ... ou laissez surgir la colère bleu océan que toute rentrée provoque, inévitablement ... Ne regrettez pas ce que vous avez fait : toute acceptation de soi est un pas en avant ...
Evasion, quand tu nous tiens !
Géographique ... avec Ukifune qui (ne) quitte (pas vraiment) Tokyo pour Hanoï, Cécile reste encore un peu au Vietnam, Romantic s'oriente lui aussi à l'extrême, Wisperine juste au sud, Nikki Anemone quitera-t-elle Cologne ? ; évoquera-t-on un Niggytardust parti se prélasser (avec 32 de ses potes paraît-il) à l'autre bout du monde ? Snowy entretient le débat outre-atlantique, Gunny cuisine sa belgitude en robe de chambre ... Livrées et libres à rêver son les errances poétiques de DCD ! Maialabreizh rencontre d'ailleurs l'Anti-Christ, Petit Pierre lui a peut-être même parlé, le temps d'un échange philosophique !? ... Dans la confusion du mix, Marcos pianote avec la Torride interpréte à chapeaux ... Pierre fréquente les ours, et Durin entretient le flou artistique : Waterbaby se confronte à d'étranges objets du quotidien ... ! Bulledemouette s'y sent pourtant chez elle, comme jamais .... Emjay photografe les quartiers pas loin ...
Temporelle ... lorsque Michel plonge dans les 70's, pas loin de Side Vinyl, tandis qu'Aurelio poétise dans les '90's, qu'Homebody nous accueille à Abbey Road, que Maya traverse la Manche, pour retrouver Jamie T., qu'elle en profite pour saluer An Pierlé de passage à Paris et que Ground Control to Major Tom préfère un autre Finistère pour être au sec ... (le mio(t) est faible) ! Alex grifonne à Beaubourg, Cubisliterature cherche son meilleur profil entre 2 étages, Eye Gore s'M ... en Mister mystère ! Jardin secret pleure la dernière d'Aubert (si ça pouvait vraiment être fini !) et Alexa vous invite à jouer (à quoi ?) soft ... en tous cas, mesdames ... dont Chris souligne les traits charmants de sa mine joyeuse ... les beaux mecs c'est chez Ivysgrandkid !! Anto garde un fauteuil d'orchestre aux Athlete, tandis que Danièle Thompson change de code vestimentaire chez Cazarines.
Penadnt ce temps, Kersten K et bien d'autres ont repris le chemin du taff ... Pfff ! Quelle justice !
On l'attendait depuis longtemps ... mais surtout on l'attendait au tournant, ce nouvel album (triple) de Dream Theater ; certains me diront qu'avec un tel groupe, un tel niveau de composition, une telle carrière (piou ! rien que de me rappeler le plaisir d'écoute des premiers albums des messieurs, j'ai des rides qui apparaissent ! lol !), on est souvent difficile ... d'autres, et je fais partie de ceux-là, admettront qu'avec les dernières productions du groupe, on ne savait à quoi s'en tenir : entre la démonstration technique ennuyeuse pour équilibrer des compositions un peu fades, ou des albums carrément pas au niveau justement d'un propos que Dream Theater veut au-dessus de sa simple technicité, vous me direz, tout ceci est bien normal ... Eh bien, soyez rassuré pour les uns, comme pour les autres !
Car si le triple album ne se justifiait pas (le CD3 est inutile, de mon point de vue), la nouvelle galette des américains est une merveille de compositions longues, efficaces, qui puisent dans le progressif des ambiances comme dans l'effervescence des rythmiques emballées, le secret d'un succès assuré : d'une ouverture tragi-symphonique à la Bande originale de Film (To Tame a land, l'histoire de Dune, tout simplement menée de main de maître ; et il faut bien reconnaître que la barre était haute, après l'excellente interprétation de Bruce Dickinson et sa bande il y a plus de 20 ans (album Piece of Mind si ma mémoire est bonne et ce devait être en 1983 ou 84) ... Dream Theater éclate tout sur son passage : ambiances death-metal, au sein desquelles Mike Portnoy s'en donne à coeur joie ; le travail progressif, tout en profondeur, permet de développer des compositions d'un niveau sensoriel énorme, sans parler des rythmes syncopés et autres breaks en tous genres, qui nous ramènent les deux pieds sur terre, au cas où on aurait cru sortir de ce cauchemar de grande qualité indemnes ; James LaBrie parvient à lier le tout dans des tonalités extrèmement différentes, où l'on croise, pour les connaisseurs, l'esprit Metropolis Part II, avec cette agressivité mêlée de musicalité, le tout dans un état d'esprit très noir ; Awake, bien entendu, son efficience, sa structure modèle, puissante, sans fioritures, la légèreté presque folk d'un Falling into Infinity et, c'est presque dommageable, le rock conceptuel de Jordan Ruddess, somme toute un rien lassant, en démonstrations de claviers ...
Il reste que cet album, en 2 CDs à cause de la longueur des morceaux, devrait cartonner, tout simplement, sur scène ! Quel plaisir de voir un tel groupe redresser l'échine, faire ce qu'il sait faire sans vouloir prouver quoi que ce soit, à moins, et je ne l'espère pas, qu'il s'agisse d'un dépassement de dernier souffle pour ces très grands musiciens, après plus de 20 ans de carrière ... A suivre, donc, mais avec ce Black Clouds and Silver Linings dans les oreilles, c'est sûr, la rentrée peut s'emballer, on a tous largement de quoi suivre la cavalcade ! Yeah !
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We waited for it for a long time but especially we waited for it in the bend, this new album (triple) of Dream Theater ; some people will say that with such a group, such a level of composition, such a career (pfff ! Only to to remind me the pleasure of listening of the first albums of the sirs, I have wrinkles which appear ! lol !), we are often requiring, the others, and I am a part of those, will admit that with the last productions of the group, we did not know in what believe : enter the boring technical demonstration to balance a little bit flat compositions, or albums downright not at the level exactly of a comment which Dream Theater wants over its simple technicality, you will say to me, all this is very normal ... Well, everybody be reassured !
Because if the triple album did not justify itself (the CD3 is useless, of my point of view), the new pancake of the Americans is a marvel of longus, effective compositions, which draw from the progressive of the atmospheres as from the excitement of rhythmic packed, the secret of an assured success : from a tragi-symphonic overture to the Soundtrack of Film (To Tame a land, the story of Dune, simply led in a masterly creation ; and it is necessary to recognize that the helm was high, after the Bruce Dickinson's excellent performance and his band more than 20 years ago (album Piece of Mind if my memory is good and it was certainly in 1983 or 84) ... Dream Theater bursts everything on its passage: atmospheres death-metal, within which Mike Portnoy gives himself to heart enjoyment ; the progressive, quite in-depth work, allows to develop compositions of an enormous sensory level, without speaking about syncopated rhythms and about the other breaks in any kinds, which return us two feet on the ground, in case we would have believed to go out of this high-quality nightmare unhurt ; James LaBrie succeeds in connecting the whole in awesome different tones, where we cross, for those who know, the spirit Metropolis Part II, with this aggressiveness involved by musicality, the whole in a very black state of mind ; Awake, naturally, its efficiency, its structure models, powerful, plain, the almost folk lightness of Falling into Infinity and, it is almost harmful, the abstract rock of Jordan Ruddess, on the whole a boring mere nothing, in demonstrations of keyboards ...
It remains that this album, in 2 CDs because of the length of the pieces, should score, simply, on stage ! Which pleasure to see such a group raising the spinal column, making what he knows how to make without wanting to prove whatever it is, in less, and I do not hope for it, whatever it is about an overtaking of last breath for these very big musicians, after more than 20 years of career ... To follow, thus, but with this Black Clouds and Silver Linings in ears, it is sure, the comeback can be carried away, we have all widely of that to follow the run ! Yeah !
Une fois n'est pas coutume, voici un morceau de plus de 9 minutes ... signé Neal Morse et extrait de son magnifique album Sola Scriptura (4 titres pour plus d'une heure de plaisir), quelque part en plein milieu de ce que le rock progressif volet 2000's a fait de meilleur ! S'il ne me paraît pas utile de présenter Neal Morse, il était temps de relever le défi d'un tel morceau, qui ne répond certes pas aux standards mais bien au seul plaisir des oreilles ... et au respect du travail de cet excellent multi-instrumentiste, fondateur de Spock's Beard, collaborateur émérite de Transatlantic aux côtés de Mike Portnoy (batteur de Dream Theater) et des membres de The Flower kings et Marillion ...
Cela me rappelle de grandes heures de programmations radiophoniques avec l'ami Jérôme, au sein de l'émission Met'Alchimie, entre 1999 et 2000 ... Mon plus grand succès en la matière fut la programmation d'un morceau unique de plus de 50 minutes (l'album Age of Impact en entier, en fait) du sublime projet Explorers'Club (par des membres de diverses formations progressives, dont James LaBrie, chanteur de Dream Theater) ... Hommage donc à ces grandes compositions tellement bien ficelées qu'on ne s'y ennuie pas, et auxquelles la touche métallique plus que rock apporte une nouvelle dimension, sans toutefois faire basculer ce type d'album dans le milieu ultra-réservé de la pure recherche en composition.
Car c'est la critique principale faite au "prog" en général, cet étirement du temps à l'instar des sensations qu'il prétend faire partager. Or, s'il est vrai que cette alchimie est réalisable, ces ingrédients n'en sont nullement obligatoires : car l'esprit progressif est avant tout un travail de la matière mélodique pour la dilter en termes de sensations, pour que chaque note contienne plus qu'elle-même, plus qu'un reflet ou l'écriture d'une vision du monde, et ainsi de suite pour toute la structure du morceau, comme ... une ouverture sur ... autre chose ! Il ne s'agit bien évidemment pas de vous révéler ce que je ne sais d'ailleurs pas, car je crois que le progressif s'adresse à chacun plus qu'à tous !
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Just the once will not hurt, here is a piece of more than 9 minutes extracted from his magnificent album Sola Scriptura (4 tracks for more than one hour of pleasure), signed by Neal Morse and somewhere in the middle of what the progressive rock made of better in 2000's ! If it doesn't seem to me useful to present Neal Morse, it was time to take up the challenge of such a piece, which doesn't certainly answer the standards but the only pleasure of ears and, in the respect for the work of this excellent multi-instrumentalist, founder of Spock's Beard, co-worker highly skilled in Transatlantic, beside Mike Portnoy (drummer of Dream Theater) and members of The Flower kings and Marillion ...
It calls me back of great moments of radio programmings with friend Jérôme, within the emission Met' Alchimie, between 1999 and 2000 ... My biggest success on the subject was the programming of a unique piece of more than 50 minutes (the album Age of Impact in its entirety, in fact) of sublime Explorers' Club project (by members of several progressive bands, among whom James LaBrie, singer of Dream Theater) ... Here is a tribute thus in these big so well tied up compositions that we don't miss there, and to which the metallic touch more than rock brings a new dimension, without making however tip over this type of album to the ultra-reserved environment of the pure research in composition.
Because it is the main criticism made against the "prog" generally, this stretching of time following the example of the sensations which it claims to make share. Now, if it is true that this alchemy is practicable, these ingredients are compulsory by no means : because the progressive spirit is above all work of the melodic material for the dilter in terms of sensations, so that every note contains more itself than, more than a reflection or the writing of a vision of the world, and so on for all the structure of the piece, as an opening on anything else ! It's not thinkable to reveal to you what I do not moreover know, because I believe that the progressive talks to each one more than to everybody !
Ben voilà, mon cher Lyriann ! Tu dois être comblé, puisque le nouveau Porcupine Tree est enfin venu frapper à notre porte, et il faut bien remarquer que, si ce n'est pas pour moi du très grand PT, c'est encore un excellent travail de Steven Wilson ... De très bons morceaux (ci-dessus, ma sélection), peut-être parfois empreints d'un peu de longueur, et d'un petit manque d'extravagance, a contrario du précédent Fear of a Blank Planet si efficace ! Il n'en reste pas moins que Time Flies, morceau de plus de 11 minutes, au coeur de ce The Incident, est une merveille !!
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Here we are, my dear Lyriann ! You must be filled, because new album of Porcupine Tree finally came to knock in our door, and it is necessary to notice that, if it is not for me some of very big PT, it is another excellent work by Steven Wilson... Very good pieces (see above, my selection), maybe sometimes printed by a little of slowness, and by a small lack of extravagance, opposing to their previous Fear of a Blank Planet so effective ! Nevertheless Time Flies, track of more than 11 minutes, in the middle of this The Incident, is marvelous !!
La rentrée ne pouvait ouvrir ses portes acoustiques (comprenait de mes oreilles) à l'enfant toujours prêt à apprendre que je suis, sans que quelques cuivres viennent accompagner mes pas ... et c'est l'incomparable travail réalisé, sans le savoir, par Enrico Rava, et ses comparses éclairés ... car ce quintet mi-européen, mi-américain (un pont en quelque sorte culturel, au-dessus de l'Atlantique) a de quoi faire oublier tous les outsiders qui tentaient, au regard de ses derniers disques, bons, mais moins inspirés, de lui voler couronne : que les lauriers soient donc rendus à ces césars du jazz, qui entremêlent avec brio morceaux lents (Lulu) et plus rapides (exemple l'excellent Outsider ci-dessous), pour nous livrer un album hors du commun ...
Héritier sonore du travail de John Coltrane, Enrico Rava ajoute à ce plaisir de l'exploration instrumentale, une approche typiquement Davisienne ; à l'instar du maître ès blue jazz, Enrico Rava, épaulé ici d'un saxophoniste hors pair en la personne de Mark Turner, ne vient pas revisiter, une nième fois des standards, mais propulse ce New York Days, qu'il a entièrement composé, au beau milieu de la fourmilière jazz actuelle ; mon titre préféré (trop long pour être chargé sur Vox) est Interiors, un moment de temps suspendu, rare, sublime ! Pas de fioritures, juste ce travail avec parcimonie, par touches, du peintre des sons qui nous révèle ici, en artwork noir et blanc, le plus bel orage de sensations depuis, en ce qui me concerne, Kenny Garrett (ancien saxophoniste de Miles Davis, dont je vous conseille les albums, tant d'hommage à John Coltrane, que de compositions personnelles). Si l'esprit Davis devait s'être incarné à la disparition du maître, gageons qu'il l'aurait été en la musique d'Enrico Rava !
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The new start could not open its acoustic doors (understood my ears) to the child always ready to learn that I am, without that some brass instruments come to accompany my steps and it is the incomparable work realized, without knowing it, by Enrico Rava, and his enlightened walk-ons because this quintet as European than American (as a cultural bridge over the Atlantic Ocean) has of what to make all the outsiders forget who tempted, towards his last CDs, good, but less inspired, to steal him crown : that laurels are thus returned to these Masters of the jazz, which mix brilliantly slow pieces (Lulu) and faster (for example the excellent Outsider below), to deliver us an outstanding album ...
Sound heir of the work of John Coltrane, Enrico Rava adds to this pleasure of the instrumental exploration, an approach typically taken to Davis ; following the example of the boss in blue jazz, Enrico Rava, supported here from an outstanding saxophonist to the person of Mark Turner, doesn't come to revisit, one more time of the standards, but propels this New York Days, which he completely composed, in the middle of the ant-hill jazz current ; my favorite track (too long to be loaded on Vox) is Interiors, one moment of suspended, rare time, sublimate ! No flourishes, just this work with economy, by touches of the painter of the sounds who reveals us here, this artwork black and white, the most beautiful thunderstorm of sensations since, as for me, Kenny Garrett (saxophonist of Miles Davis, whose albums I advise you, so much tribute to John Coltrane, that of personal compositions). If Davis'spirit must have been embodied as the boss disappeared, let us imagine that it would have been in Enrico Rava's kind of music !
Je vous ai déjà peut-être raconté comment, au détour d'une visite aux amis parisiens, j'ai eu l'immense plaisir d'être confronté au sublime Leitmotiv de Dredg, formation somme toute peu connue, mais hautement impressionnante, en qualité de compositrice de morceaux aux ambiances rares et inattendues, quelque part entre la pensée rock, le souffle electro et le corps tout bonnement alternatif ...
Si, au gré de ses évolutions et de ses albums, le groupe a, pour moi, perdu un peu de son inattendu, il a gagné, c'est maintenant sûr avec The Pariah, The parrot, The delusion, en maturité, tant dans le ton plus ouvert, plus aérien, donnant ainsi à la voix son rôle instrumental qu'elle n'avait point du tout au début et mettant ainsi fin à ce décalage entre compositions et interprétations ; de surcroît, ce qui lui donnait en brisures de musicalité, en cassures de rythmes ou en fêlure de voix, son originel intérêt structurel, Dredg l'a, en somme, complètement réinvesti autrement : la structuration même des morceaux, ingénieuse, jamais linéaire, vient a contrario donner tout son sens au Dredg d'aujourd'hui : en conservant l'alternance de titres courts (un esprit de production très Bande Originale de Voyage) et de compositions longues, l'esprit onirique des premiers abums n'en est que plus développé et l'on redécouvre le groupe sous son meilleur profil progressif.
Bien sûr, en quittant le royaume électro alternatif, où il s'était fait une place, mais où il n'aurait su percer vraiment, eu égard à l'essoufflement de l'effet surprise qui présidait à nombre de ses compositions, Dredg a pris le risque d'entrer dans la cour des grands, où certes déambulent à leur aise les grands noms du progressif (Pendragon, Porcupine Tree, etc.), mais bien malheureusement aussi certains poids lourds de la pop, qui lorgnent vers l'électro - acoustico - progressif pour obtenir leurs lettres de noblesse : je pense à Coldplay, par exemple ... En ce qui nous concerne, nous ne mélangerons pas les choux et les salades, comme on dit au pays : il y a la variété - pop/rock, celle qu'ont choisi de dominer, il y a plus de 20 ans, Bono et sa bande (en disant cela je ne dénigre rien, car U2 est excellent dans ce qu'il fait et a toujours fait) et ce qu'on a appelé, il y a une 15aine d'années maintenant l'indie rock, cet alternative perception de la musique et du monde de la distribution d'ailleurs, ou Dredg est né, a grandi, avant de rejoindre les grands espaces sans oublier son état d'esprit d'origine : créer, composer, râvir, et croyez moi, ce disque est un must en la matière !
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Maybe I have already told you how, in the bend of a visit to Parisian friends, I had the immense pleasure to be confronted in sublime Leitmotiv album of Dredg, a little known band, but highly impressive, as composer of pieces in the rare and unexpected atmospheres, somewhere between the rock thought, the electro breath and the plainly alternative body ...
If, according to its evolutions and to its albums, the group lost, for me, a little of unexpected sound, he gained, it is now sure with The Pariah, The parrot, The delusion, in maturity, so much in the more opened, more air tone, so giving to the voice its instrumental role which it had not at all at the beginning and so terminating this gap between compositions and performances ; besides, what gave him in cracks of musicality, in breaks of rhythms or in crack of voice, his original sound structural interest, Dredg completely reinvested it, as a matter of fact, otherwise : the structuralization of the pieces, ingenious, never linear, by opposition comes to give all its sense to current Dredg : by preserving the alternation of short tracks (a kind of Original Soundtrack of a journey) and of long compositions, the dreamlike spirit of the abums first ones is only more developed and we rediscover the band under its progressive best profile.
Naturally, by leaving the electronic & alternative kingdom, where he had been given way, but where he would not have known how to leak out really, in consideration of the breathlessness of the surprising effect which presided over number of its compositions, Dredg took the risk of entering the court of the bigs, where certainly roam in their ease the big names of the progressive (Pendragon, Porcupine Tree, and more) but very regrettably so certain heavy goods masters of the pop, which have a glance towards the electro - acoustic - progressive way to obtain their letters of nobility : I think of Coldplay, for example... In what concerns us, we shall not mix cabbages and salads, as we say here : there is a variety - pop / rock, the one that chose to dominate, more than 20 years ago, Bono and his band (by saying it I denigrate nothing, because U2 is excellent in what he makes and always made) and what we called, fifteen years ago the indie rock, this alternative perception of the music and the world of distributing ... where Dredg was born, increased, before joining the big spaces without forgetting his state of mind of origin: create, compose, gice happiness, and I consider about that, this disk is a must one !
