18 posts tagged “2009”
Oooops ! Déjà presque 15 jours que nous ne donnons plus signe de vie sur la communauté ... je commence par quoi ? des projets plein la tête, qui prennent bien du temps à la miss Gégé et à moi-même, les galères santé de l'automne côté Lauryn (non pas la grippe mais c'est pas drôle quand même) ... du taff par dessus les oreilles vu que c'est très bientôt la fin de l'année ... voilà, rien d'exceptionnel, juste l'hiver qui approche et heureusement quelques visites par chez nous qui nous font bien plaisir : la famille, les Zamis ... l'essentiel, en somme ... Allez, @ très vite dès qu'on aura un zest de temps libre ...
Il s'avère très vite, à la lecture du cinquième roman de Carlos Ruiz Zafon, Le Jeu de l'Ange, que la surprise créée par les premières pages de son prédécesseur, L'Ombre du Vent n'est plus, notamment au regard du nombre de pages du premier roman, qui a laissé au lecteur le temps et la manière pour s'imprégner d'un ton, d'une tournure (d'esprit), d'une atmosphère aussi ; pourtant, il ne faut pas longtemps pour que les pages se tournent seules, que les yeux courent plus qu'ils ne parcourent ce nouveau territoire obscur de la Barcelone intrigante et glauque, où se jouent, au-delà du destin d'un homme, celui d'une nation en phase de basculer dans l'horreur franquiste. Car c'est bien de cela que l'on traite ici, dans le rapport intime que l'histoire, à travers l'individu dans son rapport à la masse, entretient avec les mythes, les croyances, fussent-elles religions, avec les utopies aussi, et le rôle de la parole, écrite, dans ce jeu de manipulation des êtres. Quel que soit son manipulateur, le pantin humain doit démêler plus d'un fil pour se libérer du joug de sa finitude qui le guide, malgré lui, à désirer l'immortalité, à tous prix.
A l'instar de L'Ombre du Vent, ce second chapitre s'inscrit très vite dans cet entre-deux fantastique de l'écriture, qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de ce genre littéraire au XIXème siècle, espace narratif rocambolesque où le lecteur ne parvient pas à discerner la réalité de l'histoire, de celle contée par le personnage ... histoire d'histoires et de faits rapportés, enchevêtrés, complexes, dont la philosophie nous a très vite appris à nous méfier, comme Martin se méfie des faux-semblants qui peuplent sa vie, en commençant, peut-être, par lui-même. Véritable conte d'enfer (qui vaut bien son pesant de féérie), où le héros et ses adjuvants, pour reprendre le terme de Betelheim, parmi lesquels on retrouve notamment David Sempere et son père, un certain médecin, un gardien d'un certain Cimetière des Livres oubliés et d'autres personnages hauts en couleurs du premier volet, épaulés de quelques nouveaux, vont s'affronter à des visages et des évènements plus noirs que jamais. D'ailleurs, la présence du fils Sempere, héros du premier roman, épaissit de l'acidité et de la noirceur du premier tome ce nouveau volet barcelonnien, et s'en trouve enrichi, en retour, de ce Jeu de l'Ange qui, en éclairant la période pré-franquiste, met en lumière de fait l'origine de sa propre déraison.

Carlos Ruiz Zafon instruit ici une oeuvre riche, passionnante et passionnée, où la femme, intelligente, sensible et fragile, sous ses apprences multiples, Christina, Isabella, et bien d'autres de tous âges, tous horizons, plus ou moins saines, mais toujours sincères, se présente en garde-fou de la folie des hommes. Si la triangulation du désir, dont les mécanismes ont été si bien expliqués par René Girard dans son Mensonge romantique et vérité romanesque, trouve dans ce roman un incontestable espace d'expression, force est de constater que les personnages de ce jeu maléfique, dépassent aisément le simple enjeu de la passion amoureuse, voire de la Passion religieuse, pour entrer, avec leur complexe humanité, dans l'Amour de la Vie, qui invite à tant de sacrifices ...
Zafon gonfle, fait mousser puis déverse un flot intarissable de mots, de pages, d'ambiances, de personnages, de rencontres, d'événements en tous genres, flirte ainsi avec la noirceur d'un Dickens bien sûr, jongle avec les styles et pique à vif les genres les plus divers, du policier au fantastique mystérieux d'un Edgar Allan Poe, en passant par la magie romantique d'un Chateaubriand, par le roman historique, l'écrit mystique (on pense aux tablettes gravées et illustrées de William Blake), sans oublier le roman-feuilleton, dont les publications scandées du jeune Martin, journaliste et écrivain, sont d'une certaine manière les autocomplaisances voire les autocritiques.
Sans entrer dans le débat d'une reconnaissance internationale et d'une réussite plus généralement, il ressort de cette nouvelle parution que Carlos Ruiz Zafon, loin du marcotage, que certains lui prédisaient, de ses propres lauriers, parvient à ajouter une pierre à l'édifice de sa Comédie Humaine à lui, solide, parfaitement ancrée dans une perception à la fois personnelle et universelle de la fragilité humaine, de la déraison aussi, quelque part au bord du gouffre de l'horreur, suspendu ... et c'est cette suspension, cette attente dans laquelle nous nous trouvons qui fait l'incommensurable richesse de son écriture et de son échange sincère avec le lecteur.
Huuuuuummmm ! Je vous vois arriver d'ici, tout exités, par l'odeur alléchée ... et c'est NON ! NON et on ne discute pas ! Bon ... d'accord, allez, je fais un effort ... c'est une petite autrichienne, mais ... c'est pas ma faute, c'est OliveR ! Non content d'être le parrain de la seconde femme la plus importante de ma vie (non, je n'ai pas de harem, je parle de ma petite Lauryn !), le monsieur sévit, au moins autant que moi si ce n'est plus, en matière de découvreur de potentialités sensorielles ...
... et puis NON, n'insistez pas ! Einh ? Quoi ? Plein de conseils d'écoute pour moi, parce que vous êtes super top dans cette communauté (va falloir vous creuser le cerveau ! mdr !) ? A bien y réfléchir ... si on estime qu'il serait éventuellement possible d'en discuter ensemble ... allez CA VA !
Je vous lâche le morceau, je vous la crache ma Valda : Soap and Skin, c'est le nom du "groupe toute seule ou presque" créé par la demoiselle Anja, qui nous livre un sublissime Lovetune for Vacuum ... hanté, car il n'y a plus d'autre mot, de la présence immense, caractéristique, étonnante, sulfureuse et presque maladive (du cerveau ?) de sa compositrice en chef ...
... et puis, TIENS ! C'est comme ça ... je vous le livre avec "no comment", avec ce Fall foliage : à vous de vos lâcher (et vous allez le faire, parce qu'Anja et son Soap & skin, elle déchiiiiireeee !) Bouuuhhh j'en ai le frisson ! Merci mon vieux frère d'armes sonorifiques (ça existe ça ??) ...
Pour les récalcitrants (qui e le seront pas longtemps, croyez-moi), le délire un rien post-indus de la demoiselle derait vous convertir à sa cause : http://www.soapandskin.com
A vos comments !!
Puisque je me suis (et vous ai) promis de briser les murs, les frontières ... effaçons, le temps de quelques rythmiques et de deux ou trois révélations de couette en creux d'oreille, la distance qui nous sépare du Québec ... le temps surtout de rendre hommage à une petite nana du nom de Ariane Moffatt, qui n'en est pas à son premier méfait et nous délivre ici un album en parfait Equillibre, entre pop, folk et variété, qui, dans la diversité, n'en est pas moins finement ciselé dans Tous les sens, à l'aune d'une plume reconnaissable, d'une voix tantôt sensuelle et douce, tantôt caustique, me rappelant ainsi Etyl et sa Tordue géniale ... !
Voilà qui est fait : grâce à son Réverbère intérieur, laissons l'histoire à son jeudi noir pour découvrir avec la belle demoiselle un Jeudi lumineux, comme cet album Tous les sens, aux couleurs intensément intimes ... je ne sais pas vous, mais moi, j'adhère ... euh j'adore !
Le "C'est Top" de ma Communauté ...
C'est la rentrée, à n'en pas douter : Althazagora s'en réjouit-il à peine, que Princesse101 appelle déjà les urgences ... JF crise de nerfs à plus d'un titre mais à juste titre ... rien ne semble tourner rond ! Normal pour Cubisliterature, me direz-vous, qui, s'il n'a qu'un "T" à ses lettres de noblesse (logique pour un anglophone : one T and one time for tea), a plus d'une trappe où poster sa missive aux moustaches qui lui gâchent l'existence ... A ce propos (de moustaches ?), PSCPSCucs-usc préfère se miner le moral en "zarkkozie occidentale", surtout dentale d'ailleurs ... ailleurs, Anto nous y promène, de paysages liquides en escapades escarpées, pour le plaisir des yeux ... et David termine son petit voyage persique ! Graphique est plutôt le voyage de Miss Sparow, à qui J.J. Goldman avait proposé de partir il y a plus de 10 ans maintenant ... Rêve d'étoile se console avec Aznavour et George Michael au cinéma, Maya avec Vandaveer ; Pierre salue le dernier Muse, W♥M étanche sa soif de bad news chez Oasis, tout comme TheDude ! Cazarines fait le point d'étape des tops de la Reine, franchement bien foutue, et Jacquotte en mord la poussière (d'étoiles !). Zoreil des hauts glisse en Islande, Ground control to Major Tom plutôt de l'autre côté du miroir ... tout n'est que jeu de transparence, selon Bottle !
Pendant ce temps, Aurelio fait hara-kiri à la pub, Eye-Gore décortique Bilal, Bulledemouette la femme à travers un petit guide étonnant ! Chris rend à la féminité toutes ses couleurs, Pelf joue pour nous, tandis que LaFée évalue le bonheur (d'être parmi nous ?), Jardin secret le frôle en poésie et Popisdead l'illustre peut-être en photos ... Bernard Rousseau, c'est sûr, nous tient hors de portée d' "éténèbres des eauxrages" ... Ouf !
On aurait peut-être tous du faire comme Tine et se casser en vacances encore un p'tit peu, avec The Walkmen sur les oreilles, ou la compilation habituelle de grands noms et de quelques administrés moins connus mais tout aussi répréhensiblement rock'n'roll, signée Niggytardust !
Voilà un travail qui devrait râvir, au-delà des simples fans, quelque lecteur particulier du nom de Jérôme, si je ne m'abuse ...
Isabelle Pantin, Tolkien et ses légendes. Une expérience en fiction
Paris : CNRS Editions, coll. "Médiévalisme(s)", 2009.
Présentation de l'éditeur :
Écrivain, poète, professeur d'université. Qui était vraiment J.R.R. Tolkien ? Que n'a-t-on prétendu sur celui qui est considéré comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle et dont l'oeuvre continue de fasciner des milliers de lecteurs.
Étudiant de près la vie et les écrits du maître, interrogeant ses amitiés, ses goûts littéraires et ses choix esthétiques, revenant sur les étapes de sa formation universitaire et littéraire, analysant ses réactions aux événements du temps, Isabelle Pantin replace Le Seigneur des anneaux dans le contexte des années de sa création !
Elle étudie aussi la dynamique de l'oeuvre même de Tolkien, l'entreprise d'une vie, entre la Première Guerre mondiale et les années soixante, tout en montrant son caractère singulier et moderne, ses dimensions multiples, de la poésie au mythe, du conte au roman d'aventures.L'auteur :
Isabelle Pantin est professeur de littérature française à l'École normale supérieure (Ulm) et chercheur associé à l'Observatoire de Paris. Elle travaille sur les relations entre la littérature, la philosophie et l'histoire de la cosmologie.
Premier titre d'une collection dirigée par Vincent Ferré. La collection "Médiévalisme(s)" entend étudier la réception du Moyen Âge aux siècles ultérieurs (XVIe-XXIe), dans le domaine des arts et de la littérature, en privilégiant une approche théorique et historique.

Le rock progressif ? Il ne s'agit ni d'une technique de danse menant au Nirvana, ni d'une secte permettant d'accéder à l'au-delà, mais de l'un des courants les plus emblématiques du rock. Fils du jazz des années cinquante, du rock psychédélique, de la musique symphonique, ce mouvement, né à la fin des années soixante et essentiellement européen, a engendré certains des plus grands noms de la scène artistique musicale des années soixante-dix à nos jours. Pink Floyd signe sous son influence quelques-uns de ses plus beaux albums, tandis que King Crimson, Yes, Genesis, Peter Gabriel et Soft Machine développent sous son auspice des albums à la composition et aux sonorités uniques et sophistiquées. Prenant racine en Allemagne sous le nom de Kraut Rock, ou encore en France grâce à des groupes comme Magma, ce mouvement continue aujourd'hui encore à faire des émules avec des groupes comme Porcupine Tree, Dream Theater, Ozric Tentacles ou Mars Volta. Progressive Rock Vinyls raconte l'histoire de ce mouvement et de ses principales figures en s'appuyant sur de nombreuses citations, anecdotes et, avant tout, sur l'univers graphique de 500 pochettes de vinyles dont les créateurs, quand il ne s'agit pas des musiciens eux-mêmes, ne sont autres que Roger Dean, H R Giger, Paul Whitehead, Hipgnosis et Storm Thorgeson, Man Ray...
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Merci O Live R pour l'info de sortie du nouveau Imogen Heap, dont voici les singles issus de You Tube ... Superbes !
J'en conais une qui va adorer, c'est clair !
Plus d'infos sur : le site français ou sur le site officiel anglais.
Sinon, pour ceux qui ne connaîtraient pas, RDV sur Wikipedia
August 2009 - Litany
(ToneFloat 12 inch EP - TF71)
1000 copies on black vinyl, 250 copies on coloured vinyl
SIDE A - litany 1-403-1204 (6.23)
SIDE B - litany 2-923-0402 (15.25)
More info on : http://www.swhq.co.uk/bass_communion.cfm






