18 posts tagged “jazz”
La rentrée ne pouvait ouvrir ses portes acoustiques (comprenait de mes oreilles) à l'enfant toujours prêt à apprendre que je suis, sans que quelques cuivres viennent accompagner mes pas ... et c'est l'incomparable travail réalisé, sans le savoir, par Enrico Rava, et ses comparses éclairés ... car ce quintet mi-européen, mi-américain (un pont en quelque sorte culturel, au-dessus de l'Atlantique) a de quoi faire oublier tous les outsiders qui tentaient, au regard de ses derniers disques, bons, mais moins inspirés, de lui voler couronne : que les lauriers soient donc rendus à ces césars du jazz, qui entremêlent avec brio morceaux lents (Lulu) et plus rapides (exemple l'excellent Outsider ci-dessous), pour nous livrer un album hors du commun ...
Héritier sonore du travail de John Coltrane, Enrico Rava ajoute à ce plaisir de l'exploration instrumentale, une approche typiquement Davisienne ; à l'instar du maître ès blue jazz, Enrico Rava, épaulé ici d'un saxophoniste hors pair en la personne de Mark Turner, ne vient pas revisiter, une nième fois des standards, mais propulse ce New York Days, qu'il a entièrement composé, au beau milieu de la fourmilière jazz actuelle ; mon titre préféré (trop long pour être chargé sur Vox) est Interiors, un moment de temps suspendu, rare, sublime ! Pas de fioritures, juste ce travail avec parcimonie, par touches, du peintre des sons qui nous révèle ici, en artwork noir et blanc, le plus bel orage de sensations depuis, en ce qui me concerne, Kenny Garrett (ancien saxophoniste de Miles Davis, dont je vous conseille les albums, tant d'hommage à John Coltrane, que de compositions personnelles). Si l'esprit Davis devait s'être incarné à la disparition du maître, gageons qu'il l'aurait été en la musique d'Enrico Rava !
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The new start could not open its acoustic doors (understood my ears) to the child always ready to learn that I am, without that some brass instruments come to accompany my steps and it is the incomparable work realized, without knowing it, by Enrico Rava, and his enlightened walk-ons because this quintet as European than American (as a cultural bridge over the Atlantic Ocean) has of what to make all the outsiders forget who tempted, towards his last CDs, good, but less inspired, to steal him crown : that laurels are thus returned to these Masters of the jazz, which mix brilliantly slow pieces (Lulu) and faster (for example the excellent Outsider below), to deliver us an outstanding album ...
Sound heir of the work of John Coltrane, Enrico Rava adds to this pleasure of the instrumental exploration, an approach typically taken to Davis ; following the example of the boss in blue jazz, Enrico Rava, supported here from an outstanding saxophonist to the person of Mark Turner, doesn't come to revisit, one more time of the standards, but propels this New York Days, which he completely composed, in the middle of the ant-hill jazz current ; my favorite track (too long to be loaded on Vox) is Interiors, one moment of suspended, rare time, sublimate ! No flourishes, just this work with economy, by touches of the painter of the sounds who reveals us here, this artwork black and white, the most beautiful thunderstorm of sensations since, as for me, Kenny Garrett (saxophonist of Miles Davis, whose albums I advise you, so much tribute to John Coltrane, that of personal compositions). If Davis'spirit must have been embodied as the boss disappeared, let us imagine that it would have been in Enrico Rava's kind of music !
Bon, j'ai bien senti que vous en redemandiez, que je vous avais convaincu(e)s d'approfondir l'expérience de cette fémininfinitude, comme j'aime à l'appeler, cette autre manière de ercevoir le monde et particulièrement par le filtre de otes qui me ravissent les oreilles et, pour certaines, me donnent le frisson ! Vous êtes prêt(e)s ?
Je vous emmène ce soir aux côtés de Brisa Roché ... notre petite touche - à - tout qui mêle avec brio jazz, pop, rock, chanson française, humour et paroles qui fâchent ... Après un premier album tout simplement génial (The Chase), la brunette aux yeux fascinants nous a gentillement servi ses Takes, emmaillottés derrière un bel artwork (ben quoi ? Ca gâche rien, si ?!) ... Qui a dit : "le premier arrivé aux studios ... " ? Il est trop tard, les gars ! mdr !
Et puisque l'humeur est aux fo-folles qui font éclater les a priori, je me dois de vous rappeler l'album Live is out de Metric, qui fait preuve de maîtrise, tant des genres qu'elle réutilise avec une aisance déconcertante qu'un sens très personnel du rock qui frappe ... alors lorsque l'électro s'en mêle, c'est énorme !
Pendant ce temps-là, Martina Topley Bird, sous ses allures de Beyoncé, livre un Blue God surprenant d'électricité, d'ambiances semblables à des membranes qui viennent envelopper nos têtes pour mieux y diffuser, morceau après morceau, le venin de sa voix rare et étonnante ...
Inutile donc de vous inviter à vous replonger dans un "listen !" que ladite Beyoncé interprète comme nulle autre sur la BOF de Dreamgirls ... Arg ! quel moment de grâce, pure !
Mais que serait la grâce sans une voix sublime pour en faire resentir l'immensité ? Et pour cela, il y a bien évidemment la grande, très grande Frida Hyvönen et son Until death comes ... qui représente pour moi (proximité de l'artwork blanc et noir ?) un Köln Concert, qui fait de son auteure l'égale d'un Keith Jarrett ...
Il ne me reste plus qu'à saluer deux nanas rigolottes : Sia d'une part et son très bon Some People have real problems, et Lily Allen, bien connue chez nous, du fait qu'un de ses titres nous lasse les oreilles sur une pub pour la téléphonie portable ... la voilà excusée, tiens ! Son Alright still reste très intéressant !!
Ce qui serait tip top, ce serait deux plaisirs au féminin pour le prix d'un : disons Cocorosie ? pourquoi pas ? Les soeurettes nous râvissent définitivement avec un album a nom farfelu de The adventures of ghosthorse and stillborn ... et voilà, m'sieurs dames !! @u plaisir de lire vos commentaires ... !
Suite au Festival Babel Med Music - édition 2009, qui s'est tenu du 26 au 28 mars dernier aux Docks des Suds à Marseille, je m'étais promis de revenir sur quelques artistes qui ont retenu mon intérêt dans cette programmation au combien variée : avec 30 concerts en 3 soirées, ce festival est un must en la matière, qui est, rappelons-le "Marseille écoute la radio du monde" soit world music au sens très très large du terme, tellement que le terme est inutile d'ailleurs !! Je vous propose donc ces extraits issus du site officiel du Festival :
After the Babel Med Music Festival - edition 2009, from 26 to 28 march at Docks des Suds in Marseille (France), I would like to write some words about artists I've been touched by, among a real various setlist : with 30 concerts on 3 evenings, this festival is a very good one about this kind of music, that is, d'you remember, "Marseille listening the world radio" aka world music in the argest sense of the word, so that the word is become unappropriate !! I propose you some lines extracted from the official Festival website :
ARONAS (Nouvelle Zélande / Grande Bretagne)
Jazz-punk de l'hémisphère austral
Attention, génie à l’œuvre ! Aron Ottignon, pianiste et leader d’Aronas, débarque de son hémisphère Sud comme un coup de tonnerre musical. Virtuose de jazz dès sa pré adolescence, il a embrassé peu à peu tous les styles pour les intégrer dans son jazz groove-punk absolument délirant. Ses touches de rock et de soul, ses rythmes maoris et caribéens créent une couleur sans égal où le piano rivalise d’ingéniosité et étanche sa soif créative. Surnommé le “nouveau magicien du jazz", il s’inspire notamment des trésors rythmiques des percussions du Sud Pacifique dans lesquelles il a grandi. Et si sa conception musicale entre free-jazz, pop ou électro étonne, ses prestations scéniques détonnent par ses postures de rock-star et une folie qui fait plaisir à voir. Oubliez l’idée que vous vous faites du piano...
Attention, genius at work! Aron Ottignon, pianist and band leader of Aronas, arrives from his southern hemisphere like a clap of musical thunder. Jazz virtuoso since his preadolescent years, he has progressively embraced all musical styles integrating them into his absolutely delirious jazz groove- punk cocktail. His touches of rock and soul, his Maori and Caribbean rhythms create an unequalled colour where the piano reeks of ingenuity and quenches his creative thirst. Designated as the new “jazz magician”, he is particularly inspired by the rhythmic treasures of percussion sounds from the South Pacific where he grew up. And if his musical conception between free jazz, pop or electro astonishes, his on-scene performance also amazes with rock-star postures and a madness which is a real pleasure to watch. Forget your ideas about the piano…
WASIS DIOP (Sénégal / France)
La voix royale du voyageur insatiable
La voix râpeuse et le timbre reconnaissable entre tous, Wasis Diop écrit depuis plus de 30 ans un parcours artistique intègre en devançant les modes du métissage de la world music. Voyageur curieux et infatigable, il promène en permanence son jeu subtil de guitare et ses compositions raffinées depuis son Sénégal natal jusqu’à la Jamaïque, en passant par le Japon, Paris ou bien encore Londres. On surprend alors quelques vieilles prières sahéliennes badiner avec le rock, le dub et la pop, et des textes où se mêlent poésie, hymne à la nature et engagement social revendiqué. Sa musique traverse ainsi le globe, samplé par Dr Dre ou dans des bandes originales de film (L’affaire Thomas Crown, le cinéma de Téchiné etc.) offrant une vision contemporaine de la musique africaine, ancrée sur ses trésors antiques et naturellement ouverte sur le monde.
A deep, dark voice and unmistakable timbre, Wasis Diop has enjoyed an artistic career of more than 30 years, always keeping a step ahead with his visionary mixes of world music. Combining subtle guitar wizardry and refined compositions, this curious and tireless voyager continuously cruises the planet from his native Senegal to Jamaica, via Japan, Paris or even London. Deliciously surprising blends of ancient Sahelian prayers with rock, dub and pop, and lyrics combining poetry, ecological tributes to ‘Mother Nature’ and proclaimed social activism. His music roves the globe, sampled by Dr. Dre or featured in original motion picture soundtracks (the Thomas Crown affair, the Cinema of Techiné etc) offering a contemporary vision of African music, anchored in its ancient treasures and naturally open to the world.
GOLDENBERG & SCHMUYLE (France - PACA)
Alchimistes de beats apatrides et des groove ancestraux
Tout droit sortis d’un des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, Goldenberg & Schmuyle revendiquent leur savoir-faire de faussaires et leur profil de baroudeurs falsificateurs. Leur credo : “nos faux sonnent plus juste que des vrais !” Les deux Dj’s s’en donnent alors à cœur joie pour triturer, détourner, brouiller les pistes et réinventer un idiome musical au glossaire infini : de l’afro beat – dub - jazz à la samba, du souk klezmer au zouk méditerranéen, des rives du Gange aux profondeurs du Guadalquivir, des Carpates à l’Atlas, du Congo jusqu’à Chicago, les deux complices élaborent un esperanto auquel les corps réagissent. Leur longue expérience et leur connaissance inépuisable des musiques du monde en font les alchimistes idéaux, prêts à jouer les entremetteurs décomplexés entre les sons les plus improbables. Imparable.
Taken straight out from one of the paintings of a Moussorgski exhibition, Goldenberg & Schmuyle proclaim their forger’s expertise and profile of falsifying explorers. Their creed: “our forgeries ring more true than the originals!” Both DJs have a field day as they triturate, detour, cloud the tracks and reinvent a musical idiom with an infinite glossary: from afro beat-dub-jazz to samba, from klezmer souk to Mediterranean zouk, from the banks of the Gange to the depths of the Guadalquivir, from the Carpates to the Atlas, from Congo to Chicago, the two accomplices elaborate an Esperanto which makes bodies move. Their long experience and inexhaustible knowledge of world music makes them the ideal alchemists, ready to serve as unabashed intermediaries between the most unlikely sounds.
KRISTIN ASBJØRNSEN (Norvège)
L'émotion vocale du spiritual à l'élégance scandinave
Avec sa voix éraillée et sensuelle entre tons veloutés et distorsions organiques, Kristin Asbjørnsen vagabonde sur les territoires infinis du Spiritual afro-américain. La touche sensible de ses interprétations, tout en maîtrise et en émotion, l’entraîne tour à tour aux confins du jazz, du blues ou de la folk mais en creusant un sillon définitivement personnel.
Son apport en textures subtiles et modernes redonne un second souffle aux classiques du gospel américain et nourrit un répertoire original au service d’une voix impressionnante autant par son amplitude que par ses contours inimitables. Les compositions acoustiques déroulent un tapis rouge pour son timbre et il s’en dégage un univers apaisé et classieux, délicat et distingué comme une caresse du soleil dans les frimas de l’hiver scandinave.
With her husky and sensual voice, between velvet tones and organic distortions, Kristin Asbjørnsen roams the infinite territories of Afro-American Spiritual music. The palpable sensitivity of her interpretations, characterized by restraint and emotion, carries her in turn to the borders of jazz, blues or folk while cultivating her own distinctive style. Her contribution of subtle and modern textures gives a new life to American gospel classics and enriches an original repertoire which enters the service of a powerful voice, impressive both by its amplitude and inimitable contours. The acoustic compositions roll out the red carpet for her timbre, exuding an appeased and refined universe, delicate and distinguished like the caress of the sun during the cold Scandinavian winter.
KUMAR (Cuba / Espagne)
Le prolifique haut-parleur du hip-hop afro-cubano
Avec son approche révolutionnaire d’un hip hop aux soubresauts résolument rock, Kumar, sous le pseudo del Menor, s’est forgé une solide réputation de MC à Cuba, loin des postures bling - bling et plutôt adepte d’un rap intelligent, compact et percutant. Acteur dans le film “Habana Blues”, il enregistre également la bande originale qui sera récompensée par un Prix Goya avant de collaborer avec les américains d’Audio Slave ou les espagnols d’Ojos de Brujo. Avec son flow tous terrains façonné par les musiques caribéennes, Kumar, désormais barcelonais, déferle sur l’Europe avec son énergie de show-man et une poésie urbaine d’une grande maturité. Son live regorge ainsi de musicalités latinas et d’une générosité propre à soulever les foules. Qui saura résister à l’ardeur communicative de cette bomba afro - cubana et à sa “pelìcula de Barrio” ?
With his revolutionary approach of hip hop convulsed by resolutely rock rhythms, Kumar, under the pseudo of Del Menor, has forged himself a solid reputation as MC in Cuba, far from the flashy postures, preferring an intelligent, compact and punchy rap. Actor in the film “Habana Blues”, he also recorded the original soundtrack which received a Goya Award before collaborating with American group Audio Slave or Spanish group Ojos de Brujo. With his cross-country flow shaped by Caribbean music, Kumar, who now lives in Barcelona, sweeps through Europe displaying his show-man energy and urban poetry of great maturity. His live shows abound with Latin American music and a generosity capable of lifting the crowds. Who could resist the communicative ardour of this Afro-Cuban bomb and his “Pelìcula de Barrio”?
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Voilà donc pour cette programmation vue à travers le filtre de mon état d'esprit 2009 ... Je m'étais promis de la partager avec cette communauté, pour prolonger peut-être l'oeuvre de ces artistes, sans prétention bien entendu.
Here is my choice view to my way of think for 2009 ... I promised me to share all that with this community, in order to make live their creations longer, just like that.
Compte tenu du plaisir que vous avez eu, à (re)découvrir quelques figures féminines telles que Rachael Yamagata ou Stina Nordenstam, je profite d'une journée garde-bébé-malade pour partager avec vous un peu de ces voix et compositions féminines qui ont su à un moment ou à un autre me toucher. Dans le désordre donc, la grande Alicia Keys, et l'un de ses plus grands morceaux, version "unplugged", Nellie McKay, l'impertinente qui sait tout faire et notamment un joli pied de nez à sa rivale Norah Jones et son "Come away with me", auquel elle répond de son "Get away from me" insidieux, aux racines du swing, qui réveille enfin notre conception un peu molle du jazz (de salon !) ; faut-il présenter Heather Nova, la sirène, Sarah Slean qui enflammait il y a quelques années le Festival Les Femmes s'en mêlent, et Lene Marlin, la voix méconnue des Français, qui a su ravir pourtant le coeur de milliers de gens ... Autant de visages que j'aime à convier pas trop loin de moi en ces journées froides (0° ce matin à Marseille), comme une seule et même flamme qui réchauffe l'atmosphère ...
Taking into account the pleasure that you had, with discovering (again) some female figures such as Rachael Yamagata or Stina Nordenstam, I benefit from this day spent in taking care of my ill baby to share with you these voices and female compositions which knew at one time or another touching me. So without order, wellknown and awesome Alicia Keys, and one of her greater pieces, in “unplugged” version, Nellie McKay, the impertinent one who can do everything and in particular a pretty thumb your nose with her rival Norah Jones and her “Like away with me”, which she answers to with her “Get away insidious from me”, from the roots of the swing, which awakes finally our soft design of jazz music. is it necessary to present Heather Nova, the siren, Sarah Slean who ignited there is a few years the Festival "Les femmes s'en mêlent", and Lene Marlin, the unknown voice in France, whichknew to however charm the heart of thousands of people… So much faces that I like to invite not too much far from me in these cold days (0°C this morning in Marseille), like only one and even flame which heats the atmosphere…
Petits chanceux que vous êtes ... ou mâlins peut-êtres : vous vous êtes dit : "de toute manière, le Jeff, il va craquer là-dessus, il va courser aux quatre coins des continents musicaux les titres sublimes du dernier Truffaz et il va nous les ramener fissa ... on aura plus qu'à se mettre la bonne chasse sous la dent !" ... J'avoue, c'était bien vu et je ne serai même pas ni rancunier ni mesquin, puisque je vous livre tout de suite ma sensation (plus que mon sentiment) à l'écoute (la 10ème donc, déjà) de ce petit bijou feutré, riche, multiple, étonant, c'est sûr ...
Excellent chapeau - titre que ce "Rendez-vous" pour trois rencontres donc, l'une à Paris, l'autre à Calcutta, la dernière à mexico indirectement, mais disons quelque part entre Barcelone et la France ... Erik Truffaz a ainsi décidé de mêler son timbre de trompette aux travaux respectivement de Sly Johnson, de Indrani & Apurba Mukherjee et Malcolm Braff, de Murcof enfin ... Côté rendu, c'est tout à la fois sophistiqué, comme sa collaboration avec Amon Tobin avait pu l'être auparavant, c'est sensitivement complexe, entraînant d'un point de vue onirique, enivrant de sensations presque exotiques, profondément humaine, en réalité. On est bien dans deux regards croisés, deux oreilles tendues, deux mains réunies ... Quelle claque, comme toujours, quelle leçon de vie ! Je vous laisse avec un extrait de "mexico", la troisième rencontre, donc (notez que le très beau coffret de "Rendez-vous - 3CD" existe en 3 CDs séparés assez bien designés aussi) ...
Small lucky people that you are… or perhaps foxy : you said yourselves: “in any case, Jeff, he will necessary be fond of that, he will go hunting at the four corners of the musical continents the beautiful tracks which compose the last Truffaz's album and he will bring back them for us speedly … we will just have to put good hunting under our teeth! ” … I acknowledge, it was well seen and I will even be neither rancorous nor petty, so I immediately deliver to you my sensation (more than my feeling) with the listening (10th thus, already) of this small felted jewel, rich, multiple, astonishing, it is sure…
Excellent title that this “Rendez-vous" for three meetings, one in Paris, the other in Calcutta, the last in Mexico City indirectly, but let's say somewhere between Barcelona and France… Erik Truffaz thus decided to interfere its stamp trumpet with work respectively of Sly Johnson, of Indrani & Apurba Mukherjee and Malcolm Braff, of Murcof finally… About the album, it's at the same time sophisticated, as his collaboration with Amon Tobin had been able to be some time before, it is quite complex, involving from an oneiric point of view, enivrant of almost exotic feelings, deeply human, in real. You're really just in two crossed glances, two tended ears, two joined together hands… What a power, like ever, what a lesson of life ! So I leave you with an extract of “Mexico”, the third meeting. (Please notice that the very beautiful 3CD box of “Rendez-vous” has been realeased on 3 separated and well designed albums too)…
C'était un grand jour ... Depuis quelques temps déjà je voyais plus souvent le soleil se lever, la nuit ayant cessé d'happer littéralement mes heures en sommeil inutile ... Night life ... errances nocturnes, rencontres, découvertes, lieux, visages, propos, idées, chemins pour joindre deux points sur la carte lumineuse de la Capitale de la Côte d'Azur plongée dans les ténèbres ... Une impression de liquéfaction des frontières du corps, comme si je n'étais plus que la continuité de ces ruelles, un croisement de ces humidités, de ces néons et lampions aux odeurs de tabac froid, de cigare aussi ... l'exotisme du renoncement à soi pour se redécouvrir au matin en île mystérieuse, en "Terre !", comme un pied de nez au conformisme du quotidien en faisant de chaque pore de peau le vaisseau d'une conquête du contexte autour de soi, du regard la longue vue qui mette à portée de désir chaque espace de paysage.
C'était un grand jour : 11 rue Lepante. Peut-être que cette adresse ne vous dit rien. Et pourtant, sans citer à nouveau cette ville qui berce en son sein une telle pitance, chacun pourra retrouver au fond de sa mémoire son 11 rue Lepante, cette caverne à sensations qu'on appelle un disquaire, un vrai, du genre où quand tu rentres, y'a plus de rides d'expression au visage des gens que dans les plis des drapeaux tendus en guise de tentures sur les murs, plus de luminosité dans la flamme qui vibre au coin de leurs regards que dans les néons froids qui leur servent de ciel. C'est bien là que j'avais rendez-vous, en ce jour de 1995 où, pour le plus grand plaisir de mes sens, sortait en France le nouvel album de Faith No More : King for a day ... fool for a lifetime. Et quel album ! Je ne me suis jamais remis de ces compositions parfois jazzy, parfois croos-over, mêlant fusion, metal, rock, ambiances décapantes ou voix de crooner hollywoodien ... Et si je garde un pincement de coeur 15 ans après ou presque, ce n'est pas cet album qui illumina ma journée si bien commencée : avec cet album, outre le "patch" à coudre en guise de Tatoo pour ma veste en blue jean, représentant le chien de la pochette de FNM, le disquaire m'avait remis un CD promotionnel, que je possède encore, bien entendu, où se trouvait certes un extrait du King for a day, un extrait du nouvel album du moment de PJ Harvey, entre autres, mais aussi et surtout ce "Moon Sammy" de Soul Coughing, qui ouvrit dans ma tête la grande porte du métal pour y laisser entrer celle du free-jazz, celle aussi du groove au sens de ce son épais, de ce flux devras-je dire, et auquel j'ai déjà consacré une chronique dans ces pages il y a quelques années ; Ce fut comme un mikado jeté en l'air, qui retombe en un imbroglio de directions, de chemins hasardeux pour parvenir au but, et ces 15 années passées depuis ont contribué à ôter une à une ces embûches, au fur et à mesure que je parcourais ces voix, ces instruments, ces rythmes, ces genres qui finirent, quant à eux, par disparaître, au profit d'un Grand Tout ... Celui dont je parle si souvent dans Zicminded ... Soul Coughing fut en cela pour moi l'une des plus grandes découvertes sonores de ma vie. Et je voulais vous la livrer ici, en évoquant ce "grand jour" personnel ...
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It was one great day… For some time already I more often saw the sun rising, the night having ceased grabbing literally my hours in useless sleep… Night life… night wanderings, meetings, discoveries, places, faces, matter, ideas, ways to join two points on the luminous map of the Capital of the Riviera plunged in darkness… An impression of liquefaction of the borders of the body, as if I were nothing any more but the continuity of these lanes, a crossing of these moistures, these neons and lampions with the odors of cold tobacco, of cigar also… the exoticism of the renouncement to oneself to discover anymore oneself in the morning turn into a mysterious island, like a “Ground! ”, like a "thumb your nose" with the conformism of the day by making each pore of skin the vessel of a conquest of the context around oneself, of the glance the long sight which puts at range of desire each space of landscape ...
It was one great day: 11th Lepante Street. Perhaps this address means nothing for you. And yet, without again quoting this city which rocks in its centre such a pitance, you will be able to find deeply in your memory your own 11th Lepante Street, this cave with feelings which you call a record dealer, a real, some kind where when you return, you find more wrinkles of expression to the face of people than in the folds of the flags tended as hangings on the walls, more luminosity in the flame which vibrates with the corner of their glances than in cold neons which are used to them as sky. It is well there that I had appointment, in this day of 1995 when, for the bigger pleasure of my feelings, in France the new album recorded by Faith No More was out : King for a day… fool for a lifetime. And what an album! I never recovered from these compositions sometimes jazzy, sometimes croos-over, mixing fusion, metal, rock'n'roll, scouring environments or voice of Hollywood crooner … And if I keep a pinching of heart 15 years afterwards or almost, it is not this album which illuminated my day started so well : with this album, in addition to the “patch” to sew as Tatoo for my jean jacket, representing the dog of the small artwork of FNM, the record dealer had given me promotional CD, which I still have, of course, where certainly was an extract of King for a day, an extract of the new album of the moment by PJ Harvey, among many others, but more especially this “Moon Sammy” track by Soul Coughing, who opened in my head the large door of metal to let there enter that of the free jazz, that also of the groove within the meaning of this thick sound, of this flow will have I to say, and to which I already devoted a chronicle in these pages a few years ago; It was like a Mikado thrown in the air, which falls down in a multitude of directions, hazardous ways to arrive at the goal, and these 15 last years since contributed to remove one by one these obstacles, as I travelled into these voices, these instruments, these rhythms, these kinds which finished, relating tothem, by disappearing, with the profit of a Great Whole… That of which I so often speak in Zicminded… Soul Coughing was in that for me one of the greatest sound discoveries of my life. And I wanted to deliver it here to you, by evoking this personal “great day”…
La rentrée se poursuit, avec son lot de programmations en tous genres et notamment musicales, bien entendu … Fidèle au poste, je garde l’œil de lynx ouvert sur celles des alentours et en particulier, puisqu’elle est connue pour sa qualité et sa diversité, sur celle de l’Espace Julien à Marseille, mais pas seulement puisque les Docks des Suds, le Poste à Galène et d’autres lieux moins connus encore, regorgent de tout un tas de choses, que je vous livre avec quelques commentaires personnels, comme toujours ...
Octobre 2008 :
Daisybox, dont le premier album caustique Diagnostic m’avait séduit (un petit groupe français vraiment intéressant), vient présenter son opus Polyester, en compagnie des Minimum Serious au Poste à galène le 23 octobre prochain à 20h30. Le 28, c’est Suicidal Tendencies (faut-il présenter Mike Muir et comparses, les tonitruants excités du métal pour aficionados du skate-board des années 80’s ? J’en profite pour étiqueter dans ma discothèque idéale leur bon vieux The Art of Rebellion) qui fera vibrer l’Espace julien (20h30).
Novembre 2008 :
De la folie douce pour un mois généralement gris : Arthur H sera le 7 novembre (20h30) à l’Espace Julien, suivi dans ces murs de Tricky (rien que ça !! Le trublion fera de Marseille le champ de bataille de ses ambiances électro-rock) le 9, de Kery James le 12 et de Blankass le 14 (vous les aviez oublié nos petits Français si doués ??), puis, plus tard de Femi Kuti (dans la famille Kuti, après Seun à la Fiesta l’an dernier, je voudrais l’as du Groove funk / soul cette année?!) le 22 et Monster Magnet (les vraies références ne se changent pas !) le 26/11 … Pendant ce temps, Kid Francescoli (des marseillais découverts il y a quelques années en première partie de Troy Von Balthazar à l’Espace Malraux à Six-Fours durant le Gaou d’Hiver) se produira à l’Intermédiaire le 7/11 à 22h30 (Gratuit !!), Antibalas, dont l’album Security sorti en 2007 avait secoué mes neurones de ses rythmes afro-beat ingénieux et efficaces, se produira le 10 au Cabaret aléatoire de la Friche de la Belle de mai (21h) ; Simple Plan (Zebrahead en première partie de soirée) interviendra pour la première fois par ici le 19/11 à 20h aux Docks des Suds …
Décembre 2008 :
Hors les murs (Orbi dirait le pape), je vous conseille vivement un groupe dont nul ne parle jamais mais qui va se refaire très vite un nom : Giant Sand, qui sera à l’espace Doun (à Rognes – 13) le 3 décembre à 21h ; leur nom serait-il une référence déguisée au Gentle Giant des 70’s ? Ce serait là une preuve de bon goût … A écouter donc, leur Provisions sorti cette année ! Très vite, une fois n’est pas coutume, soulignons le passage au Dôme de Tracy Chapman le 4/12 à 20h, en compagnie de Joseph Arthur, dont je saluais il y a peu la présence sur l’album Big Blue Ball aux côtés de Peter Gabriel (la boucle est bouclée ! lol !) … Asa la sublime voix nigériane sera à l’Espace Julien le 10 (20h30), Astonvilla (peut-être le seul vrai groupe de rock français encore DEBOUT à ce jour, le 12/12 (20h) … J’en connais une (Rackam La Rouge) qui y sera sans doute, non ??
Janvier 2009 :
Pour bien commencer l’année, gageons que le concert d’Ayo aux Docks des Suds le 20/01/2009 à 20H30 sera un très grand moment, compte tenu que son second album est remarquablement bien mené (une chronique à venir très vite) ; The Stranglers (quelle surprise !! un revival ??) atterriront le 26 (20h30) à l’Espace Julien, tandis que Keziah Jones (respect, vénérable maître) le symbole du Blue-funk groovy mettra le feu aux docks le 31/01 (20h30).
A suivre en 2009 :
On parle déjà de Sinsemilia aux Docks le 7/03/2009 et de Vincent Delerm au Théâtre Toursky le 7 mai, tandis que l’humoriste algérien Fellag (je l’adore !) sera à résidence au Théâtre du Gymnase du 5 au 9 mai 2009 pour son nouveau spectacle …
Et vous, vous faîtes quoi les 6 prochains mois ?
Si vous faîtes l'un de ces dates, réagissez, commentez, chroniquez, critiquez sur le FORUM
Il n'est jamais trop tard ... Depuis les années 80's et son The Nightfly puis, plus récemment son Morph The cat, Donald Fagen hante mes oreilles ... Je vous en ai parlé (http://freemind83.vox.com/library/audio/6a00ccff8b9fb8673100e398a5f4b20005.html) ... eh bien, ratrrapez-vous, à l'occasion de la sortie à venir de Nightfly Trilogy, qui reprend les 3 principaux opus du maître ... N'hésitez plus !

Plus d'infos sur http://donaldfagen.com/discography.php
Sheila E., de son vrai nom Sheila Escovedo, fille du musicien Pete Escovedo, se fait rapidement connaître, dès la fin des années 70's, par le milieu musical international comme percussionniste en participant aux tournées de grandes pointures telles que Diana Ross, Marvin Gaye, Lionel Richie, et surtout Herbie Hancock, dont elle partage une certaine aproche free jazz teintée de funk, de blues, de soul aussi parfois. C'est surtout grâce à Prince, qui en 1983 l'invite à ses côtés pour le duo Erotic City, que Sheila E. sera connue du grand public, mais cette fois comme chanteuse : sa voix puissante et typée s'accorde parfaitement au côté débridé des compositions de Prince, qui [sous le nom de The Starr Company] composera pour elle The Glamorous Life en 1984, son premier album, puis In Romance 1600 l'année suivante et l'éponyme Sheila E. en 1987.
A compter de 1987 et jusqu'en 1989, Sheila E. fait partie de la troupe de Prince et le suit en tournée, assurant les parties batterie / percussions pour Sign'O the Times et Lovesexy (tournées toutes deux disponibles en video).
Son Sex Cymbal (projet solo mais hommage déguisé à Prince, connu aussi sous le nom de Love Symbol) en 1991 n'obtient pas le succès escompté, peut-être du fait que Sheila E. est essentiellement connue pour sa participation en qualité d'instrumentiste auprès d'autres artistes. Toujours est-il que sa carrière solo marque un long temps d'arrêt : huit ans, pour que Writes of passages voie le jour en 1999, suivi de Heaven en 2001 (tous deux sous le nom de Sheila E. & the E-train).
En 2000, Sheila E. retrouve Prince pour la tournée Rave un2 the year puis en 2002 pour la grande tournée One Nite alone (elle est d'ailleurs présente sur One Nite Alone live). depuis, on la voit souvent se joindre à ses amis de toujours au hasard des tournées, généralement pour de grands moments de show, car Sheila E. possède avant tout une voix splendide, un sens festif (l'influence des percussions ?) et un charisme à faire pâlir la Motown. Il n'y a qu'à en juger par l'impressionnante liste des artistes qui ont fait appel à son talent soit pour les percussions, soit pour le chant (back vocals), dans tous les genres (funk, soul, jazz, rock, pop et j'en passe), et sur tous les continents : tout simplement hallucinant !
A titre indicatif, Sheila a participé à Krush Groove, film quasi-inconnu de 1985, apparaît également sur le soudtrack dudit film, puis à la BOF de Funky Attitude (1990), et a participé à d'autres encore, aux côtés d'artistes de haut vol (BOF de Prince of Egypt, par exemple).
Depuis 2001, côté discographique, elle semble avoir privilégié ses apports à de très nombreux auteurs, tels que Zawameki par exemple, sur Dancing For The Kingdom (2006). Egalement, Sheila E. participe aux projets de sa collègue Rhonda Smith (qu'elle a introduite auprès de Prince il y a de nombreuses années maintenant), notamment RS2 (2006).
Discographie :
1984 : The glamorous Life / 1985 : Romance 1600 / 1987 : Sheila E. / 1991 : Sex Cymbal / 1999 : Writes of Passages / 2001 : Heaven
Certains de ses titres sont également présents sur :
- Adventures Of Ford Fairlane - Music From The Motion Picture: Funky Attitude (original mix) (1990)
- For Our Children : The concert (1992): Mary Has A Little Lamb
- Hippity Hop - Children's Hip Hop Compilation : Jub Dis And Juba Dat (1999)
- Knockout Soundtrack - English & Spanish : This Is My House (1999)
- Krush Groove - BOF Holly Rock (album version) et Krush Groovin' (Krush Groove All-Stars) (1985)
- Playboy's Latin Jazz Christmas : A Not So Silent Night: Santa Baby (2001)
- Ringo Starr & His All Starr Band: Live: The Glamorous Life (2001) / Tour 2003: The Glamorous Life, A Love Bizarre (2004)
Participations :
- Gerald Albright: Groovology (2002)
- 1 A.M.: A Love Bizarre (single)
- Namie Amuro: Sweet 19 Blues (1996) / Genius 2000 (2000) / Love 2000 (Japan 2000 - single)
- An All Star Tribute To Cher (2005)
- Anri : Mind Cruisin' (1990)
- Apollonia 6 : Apollonia 6 (1984)
- Az Yet : Az Yet (1996)
- Jon B.: Cool Relax (1997) / Are U Still Down: Greatest Hits (2002)
- Babyface: The Day (1996) / Unplugged NYC (1997) / Collection Of Greatest Jits (2000) / Love Songs (2001)
- Bam Crawfords Purpose: The King Is Coming Any Day (1997) / Book of life (2000)
- Barb Wire Soundtrack (1996)
- Gato Barbieri : Shadow Of The Cat (2002)
- Louis Bellson
- Bermudez Triangle : Are The Women Dancing (2000)
- Big Horns Bee Band (Japan 1996)
- Boog : Just Wiggin (1993)
- Pat Boone : In A Metal Mood - Mo More Mr. Nice Guy (1997)
- Doyle Bramhall II : Doyle Bramhall II (1996)
- Dee Dee Bridgewater: Just Family/Bad for Me (2005)
- Sam Cardon : Digability (2000)
- Oscar Cartaya : My Music, My Friends, My Time (2004)
- Carlenen Carter : Little Acts Of Treason (1995)
- Chasing Papi Soundtrack (2003)
- Chaka Khan : Classikhan (2004)
- Billy Cobham : Magic (1977) / Inner Conflicts (1978) / By Design (1992)
- Con Funk Shun: Secrets (1977) / Loveshine (1978) / Candy (1979 - sur "Chase Me") / Spirit Of Love (1980) / Touch (1980)
- Natalie Cole
- Phil Collins : True Colors (single 1998)
- Tom Coster : From The Street (1996)
- Crusaders: Rhapsody & Blues (1980)
- Peppino D'Agostino & Stef Burns : Bayshore Road (2005)
- Celine Dion : Falling Into You (1996)
- Marie Claire D'Ubaldo : Alma de Barro (1994)
- George Duke: Don't Let Go (1978) / Follow The Rainbow (1978) / Master Of The Game (1979) / Brazilian Love Affair (1980) / Snapshot (1992) / Greatest Hits (1996 - sur "Dukey Stick", "Starting Again" et "Moving On") / The Essential George Duke (2004) / Ultimate George Duke (2007)
- Eden's Crush: Popstars (reprise de son titre "The Glamorous Life" - 2001)
- Cleto Escobedo : Cleto (1995)
- Alejandro Escovedo: With These Hands (1996) / Por Vida (2004)
- Pete Escovedo: Solo Two (1977) / Happy Together (1978) / The Island (1981) / Yesterday's Memories, Tomorrow's Dreams (1987) / Mister E. (1988) / Flying South (1996) / E Street (1997) / Solo Two-Happy Together (1997) / E Music (2000) / Live (2003)
- Gloria Estefan : Mi Tierra (1993)
- Kirk Franklin : Hero (2005)
- Fried Pride : Street Walking Woman (2002)
- Galaxy : March Of The 13 Cats (1996)
- Kenny G. : Moments (1996)
- Marvin Gaye: The Last Concert Tour (1993) / North American Tour (2003)
- Irene Gradi : In Vacanza Da Uno Vita (1995)
- Happiness x 3 Loneliness x 3 (single Japan 1999)
- Herbie Hancock: Feet Don't Fail Me Now (1979) / Monster (1980) / Mr. Hands (1980) / Lite Me Up (1981) / Magic Windows (1981) / The Best of Herbie Hancock : The Hits (2000) / The Herbie Hancock Box (2002) / The Essential Herbie Hancock (2006)
- Everette Harp : Common Ground (1994)
- Michael Hedges : Living On The Double Planet (cover of A Love Bizarre - 1987)
- Carly Hennessy : Ultimate High (2001)
- Jennifer Love Hewitt : Let's Go Bang (1996)
- Warren Hill : Devotion (1993)
- Whitney Houston: My Love Is Your Love (1999) / When You Believe (avec Maria Carey) - BOF Prince Of Egypt(single 1998)
- I Like It Like That Vol. 1 Soundtrack (1994)
- Paul Jackson Jr.: Never Alone (1996) / Still Small Voice (2003)
- James and the Giant Peach Soundtrack (1996)
- Al Jarreau
- Alphonso Johnson: Yesterday's Dreams (1976)
- Quincy Jones : Back On The Block (1989)
- Kashif : Who Loves You? (1999)
- Ikuko Kawaii : The Red Violin (2000)
- K-Ci & Jojo: Love Always (1997)
- Patti LaBelle: Tasty (1979) / Lady Marmalade - The best of Patti & Labelle (1995) / Timeless Journey (2004 - percussions sur "When You Smile")
- Latina Familia (1986)
- Stacey Lattisaw: Sneakin' Out (1982)
- Cindy Lauper: At Last (2003), sur "Stay"
- Ricky Lawson: Ricky Lawson And Friends (2001)
- Eric Leeds: Times Squared (1991)
- Kenny Loggins: Vox Humana (1984)
- Lounge-a-Palooza: Lounge-A-Palooza (1997)
- Carrie Lucas: Still In Love (1982)
- Eddie M.: Ward St. (1998)
- Madhouse: 16 (1987)
- Harvey Mason: Groovin You (1979) / Ratamacue (1995) / Sho Nuff Groove :The Best Of Harvey Mason (1999)
- Eddie Money:: Love And Money (1995)
- Chante Moore: Love Supreme (1996)
- Sam Moore: Overnight Sensational (2006)
- Najee Plays Songs From The Key Of Life (1995)
- Holly Near: And Still We Sing: The Outspoken Collection (2002) /Crushed! The Love Song Collection (2002)
- Takashi Numazawa (1999)
- Ray Obiedo: Zulaya (1995) / Sweet Summer's Days (1997)
- Jeffrey Osborne
- Michael Paulo: Sax For Christmas (2000)
- Pavarotti & Friends: For Guatemala & Kosovo (1999)
- Carl Perkins: Go Cat Go (1996)
- Simon Phillips: Symbiosis (1995)
- Place of Hope: Place Of Hope (1996) - (Promo cd 4 titres)
- Poison: Native Tongue (1993)
- William Powell "Doc": Laid Back (1996)
- Prince: I Would Die 4 U (12" single remix 1984) / Erotic City (single 1984) / Around The World In A Day (1985) / Pop Life (12" single - Fresh Dance Mix by Sheila E. - 1986) / Parade (1986) / Alexa De Paris (b-side du 7" et du single 12" Mountains, batterie par Sheila E. - 1986) / Sign O' The Times (1987) / Sign O' The Times/La La La He He Hee (single 1987) / The Black Album (1987 - officially released 1994) / Lovesexy (1988) / I Wish U Heaven/Scarlet Pussy (single 1988) / Graffiti Bridge (1990) / The Hits 1 (1993) / The Hits 2 (1993) / The Hits/The B-Sides (1993) / Crystal Ball (1997) / One Night Alone (2002) / Musicology (2004) / 3121 (2006)
- Flora Purim: Carry On (1979)
- A.B. Quintanilla y los Kumbia Kings: Amor, Familia Y Respeto (1999)
- Lionel Richie: Dancing On The Ceiling (1985)
- LeAnn Rimes: What A Wonderful World (2004)
- Lee Ritenour: Smoke N' Mirrors (2006)
- Rizen: Rizen 2 (2005)
- Diana Ross
- Brenda Russell: Paris Rain (2000 - drums on Walking In New York)
- Merl Saunders: You Can Leave Your Hat On (1977)
- Seven: Home (2007)
- Shanice: Every Woman Dreams (2006)
- Rhonda Smith: Intellipop (2000) / RS2 (2006)
- Soldiers On Soul Patrol: Save The Lost At Any Cost (2003)
- Spyro Gyro
- James Lee Stanley : Midnight Radio (1980) / Even Cowgirls Get The Blues (1993)
- Mavis Staples: Time Waits For No One (1989) / The Voice (1993)
- Ami Suzuki: Infinity Eighteen (2000)
- Masoyashi Takanaka: Saudade (1982) / Jungle Lane (1986) / Sadistic Takanaka (2006)
- The Blackbyrds: Action/Better Days (1994)
- The Rownans: Jubilation (1977/2004)
- The Staff: The Staff (2000)
- The Waters: Watercolors (1980)
- Tonex: Out Of The Box (2004)
- Tony Toni Tone: House Of Music (1996)
- USA For Africa: We Are The World (1985)
- Various Artists: Welcome To The Newsroom (2002)
- Maldita Vecindad: Baile De Mas Caras (1996)
- Velvet Sundae Featuring Carol Hatchett: Live At The Mint (2003)
- Narada Michael Walden: Looking At You (1983)
- Wayne Wallace: Echoes In Blue (2001)
- Don Was Orquestra Was Feat. Sheila E.: Forever's A Long Time (1997)
- Welcome to the Newsroom: Welcome to the Newsroom (2004)
- The Songs Of The West Side Story (1996)
- Kirk Whalum: Joy (1999)
- Deniece Williams: Let's Hear It For The Boy (1984)
- Windham Hill Sampler (1996 - vocals)
- Michael Wolff: Michael Wolff (1993)
- Stevie Wonder: At The Close Of A Century (1999)
- Jesse Colin Young: Perfect Stranger (1988) / The Very Best of Jesse Colin Young (2005)
- Zawameki: Dancing For The Kingdom (2006)
- Zucchero: Spirito Di Vino (1995)
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