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On l'attendait depuis longtemps ... mais surtout on l'attendait au tournant, ce nouvel album (triple) de Dream Theater ; certains me diront qu'avec un tel groupe, un tel niveau de composition, une telle carrière (piou ! rien que de me rappeler le plaisir d'écoute des premiers albums des messieurs, j'ai des rides qui apparaissent ! lol !), on est souvent difficile ... d'autres, et je fais partie de ceux-là, admettront qu'avec les dernières productions du groupe, on ne savait à quoi s'en tenir : entre la démonstration technique ennuyeuse pour équilibrer des compositions un peu fades, ou des albums carrément pas au niveau justement d'un propos que Dream Theater veut au-dessus de sa simple technicité, vous me direz, tout ceci est bien normal ... Eh bien, soyez rassuré pour les uns, comme pour les autres !
Car si le triple album ne se justifiait pas (le CD3 est inutile, de mon point de vue), la nouvelle galette des américains est une merveille de compositions longues, efficaces, qui puisent dans le progressif des ambiances comme dans l'effervescence des rythmiques emballées, le secret d'un succès assuré : d'une ouverture tragi-symphonique à la Bande originale de Film (To Tame a land, l'histoire de Dune, tout simplement menée de main de maître ; et il faut bien reconnaître que la barre était haute, après l'excellente interprétation de Bruce Dickinson et sa bande il y a plus de 20 ans (album Piece of Mind si ma mémoire est bonne et ce devait être en 1983 ou 84) ... Dream Theater éclate tout sur son passage : ambiances death-metal, au sein desquelles Mike Portnoy s'en donne à coeur joie ; le travail progressif, tout en profondeur, permet de développer des compositions d'un niveau sensoriel énorme, sans parler des rythmes syncopés et autres breaks en tous genres, qui nous ramènent les deux pieds sur terre, au cas où on aurait cru sortir de ce cauchemar de grande qualité indemnes ; James LaBrie parvient à lier le tout dans des tonalités extrèmement différentes, où l'on croise, pour les connaisseurs, l'esprit Metropolis Part II, avec cette agressivité mêlée de musicalité, le tout dans un état d'esprit très noir ; Awake, bien entendu, son efficience, sa structure modèle, puissante, sans fioritures, la légèreté presque folk d'un Falling into Infinity et, c'est presque dommageable, le rock conceptuel de Jordan Ruddess, somme toute un rien lassant, en démonstrations de claviers ...
Il reste que cet album, en 2 CDs à cause de la longueur des morceaux, devrait cartonner, tout simplement, sur scène ! Quel plaisir de voir un tel groupe redresser l'échine, faire ce qu'il sait faire sans vouloir prouver quoi que ce soit, à moins, et je ne l'espère pas, qu'il s'agisse d'un dépassement de dernier souffle pour ces très grands musiciens, après plus de 20 ans de carrière ... A suivre, donc, mais avec ce Black Clouds and Silver Linings dans les oreilles, c'est sûr, la rentrée peut s'emballer, on a tous largement de quoi suivre la cavalcade ! Yeah !
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We waited for it for a long time but especially we waited for it in the bend, this new album (triple) of Dream Theater ; some people will say that with such a group, such a level of composition, such a career (pfff ! Only to to remind me the pleasure of listening of the first albums of the sirs, I have wrinkles which appear ! lol !), we are often requiring, the others, and I am a part of those, will admit that with the last productions of the group, we did not know in what believe : enter the boring technical demonstration to balance a little bit flat compositions, or albums downright not at the level exactly of a comment which Dream Theater wants over its simple technicality, you will say to me, all this is very normal ... Well, everybody be reassured !
Because if the triple album did not justify itself (the CD3 is useless, of my point of view), the new pancake of the Americans is a marvel of longus, effective compositions, which draw from the progressive of the atmospheres as from the excitement of rhythmic packed, the secret of an assured success : from a tragi-symphonic overture to the Soundtrack of Film (To Tame a land, the story of Dune, simply led in a masterly creation ; and it is necessary to recognize that the helm was high, after the Bruce Dickinson's excellent performance and his band more than 20 years ago (album Piece of Mind if my memory is good and it was certainly in 1983 or 84) ... Dream Theater bursts everything on its passage: atmospheres death-metal, within which Mike Portnoy gives himself to heart enjoyment ; the progressive, quite in-depth work, allows to develop compositions of an enormous sensory level, without speaking about syncopated rhythms and about the other breaks in any kinds, which return us two feet on the ground, in case we would have believed to go out of this high-quality nightmare unhurt ; James LaBrie succeeds in connecting the whole in awesome different tones, where we cross, for those who know, the spirit Metropolis Part II, with this aggressiveness involved by musicality, the whole in a very black state of mind ; Awake, naturally, its efficiency, its structure models, powerful, plain, the almost folk lightness of Falling into Infinity and, it is almost harmful, the abstract rock of Jordan Ruddess, on the whole a boring mere nothing, in demonstrations of keyboards ...
It remains that this album, in 2 CDs because of the length of the pieces, should score, simply, on stage ! Which pleasure to see such a group raising the spinal column, making what he knows how to make without wanting to prove whatever it is, in less, and I do not hope for it, whatever it is about an overtaking of last breath for these very big musicians, after more than 20 years of career ... To follow, thus, but with this Black Clouds and Silver Linings in ears, it is sure, the comeback can be carried away, we have all widely of that to follow the run ! Yeah !
Une fois n'est pas coutume, voici un morceau de plus de 9 minutes ... signé Neal Morse et extrait de son magnifique album Sola Scriptura (4 titres pour plus d'une heure de plaisir), quelque part en plein milieu de ce que le rock progressif volet 2000's a fait de meilleur ! S'il ne me paraît pas utile de présenter Neal Morse, il était temps de relever le défi d'un tel morceau, qui ne répond certes pas aux standards mais bien au seul plaisir des oreilles ... et au respect du travail de cet excellent multi-instrumentiste, fondateur de Spock's Beard, collaborateur émérite de Transatlantic aux côtés de Mike Portnoy (batteur de Dream Theater) et des membres de The Flower kings et Marillion ...
Cela me rappelle de grandes heures de programmations radiophoniques avec l'ami Jérôme, au sein de l'émission Met'Alchimie, entre 1999 et 2000 ... Mon plus grand succès en la matière fut la programmation d'un morceau unique de plus de 50 minutes (l'album Age of Impact en entier, en fait) du sublime projet Explorers'Club (par des membres de diverses formations progressives, dont James LaBrie, chanteur de Dream Theater) ... Hommage donc à ces grandes compositions tellement bien ficelées qu'on ne s'y ennuie pas, et auxquelles la touche métallique plus que rock apporte une nouvelle dimension, sans toutefois faire basculer ce type d'album dans le milieu ultra-réservé de la pure recherche en composition.
Car c'est la critique principale faite au "prog" en général, cet étirement du temps à l'instar des sensations qu'il prétend faire partager. Or, s'il est vrai que cette alchimie est réalisable, ces ingrédients n'en sont nullement obligatoires : car l'esprit progressif est avant tout un travail de la matière mélodique pour la dilter en termes de sensations, pour que chaque note contienne plus qu'elle-même, plus qu'un reflet ou l'écriture d'une vision du monde, et ainsi de suite pour toute la structure du morceau, comme ... une ouverture sur ... autre chose ! Il ne s'agit bien évidemment pas de vous révéler ce que je ne sais d'ailleurs pas, car je crois que le progressif s'adresse à chacun plus qu'à tous !
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Just the once will not hurt, here is a piece of more than 9 minutes extracted from his magnificent album Sola Scriptura (4 tracks for more than one hour of pleasure), signed by Neal Morse and somewhere in the middle of what the progressive rock made of better in 2000's ! If it doesn't seem to me useful to present Neal Morse, it was time to take up the challenge of such a piece, which doesn't certainly answer the standards but the only pleasure of ears and, in the respect for the work of this excellent multi-instrumentalist, founder of Spock's Beard, co-worker highly skilled in Transatlantic, beside Mike Portnoy (drummer of Dream Theater) and members of The Flower kings and Marillion ...
It calls me back of great moments of radio programmings with friend Jérôme, within the emission Met' Alchimie, between 1999 and 2000 ... My biggest success on the subject was the programming of a unique piece of more than 50 minutes (the album Age of Impact in its entirety, in fact) of sublime Explorers' Club project (by members of several progressive bands, among whom James LaBrie, singer of Dream Theater) ... Here is a tribute thus in these big so well tied up compositions that we don't miss there, and to which the metallic touch more than rock brings a new dimension, without making however tip over this type of album to the ultra-reserved environment of the pure research in composition.
Because it is the main criticism made against the "prog" generally, this stretching of time following the example of the sensations which it claims to make share. Now, if it is true that this alchemy is practicable, these ingredients are compulsory by no means : because the progressive spirit is above all work of the melodic material for the dilter in terms of sensations, so that every note contains more itself than, more than a reflection or the writing of a vision of the world, and so on for all the structure of the piece, as an opening on anything else ! It's not thinkable to reveal to you what I do not moreover know, because I believe that the progressive talks to each one more than to everybody !
Ben voilà, mon cher Lyriann ! Tu dois être comblé, puisque le nouveau Porcupine Tree est enfin venu frapper à notre porte, et il faut bien remarquer que, si ce n'est pas pour moi du très grand PT, c'est encore un excellent travail de Steven Wilson ... De très bons morceaux (ci-dessus, ma sélection), peut-être parfois empreints d'un peu de longueur, et d'un petit manque d'extravagance, a contrario du précédent Fear of a Blank Planet si efficace ! Il n'en reste pas moins que Time Flies, morceau de plus de 11 minutes, au coeur de ce The Incident, est une merveille !!
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Here we are, my dear Lyriann ! You must be filled, because new album of Porcupine Tree finally came to knock in our door, and it is necessary to notice that, if it is not for me some of very big PT, it is another excellent work by Steven Wilson... Very good pieces (see above, my selection), maybe sometimes printed by a little of slowness, and by a small lack of extravagance, opposing to their previous Fear of a Blank Planet so effective ! Nevertheless Time Flies, track of more than 11 minutes, in the middle of this The Incident, is marvelous !!
La rentrée ne pouvait ouvrir ses portes acoustiques (comprenait de mes oreilles) à l'enfant toujours prêt à apprendre que je suis, sans que quelques cuivres viennent accompagner mes pas ... et c'est l'incomparable travail réalisé, sans le savoir, par Enrico Rava, et ses comparses éclairés ... car ce quintet mi-européen, mi-américain (un pont en quelque sorte culturel, au-dessus de l'Atlantique) a de quoi faire oublier tous les outsiders qui tentaient, au regard de ses derniers disques, bons, mais moins inspirés, de lui voler couronne : que les lauriers soient donc rendus à ces césars du jazz, qui entremêlent avec brio morceaux lents (Lulu) et plus rapides (exemple l'excellent Outsider ci-dessous), pour nous livrer un album hors du commun ...
Héritier sonore du travail de John Coltrane, Enrico Rava ajoute à ce plaisir de l'exploration instrumentale, une approche typiquement Davisienne ; à l'instar du maître ès blue jazz, Enrico Rava, épaulé ici d'un saxophoniste hors pair en la personne de Mark Turner, ne vient pas revisiter, une nième fois des standards, mais propulse ce New York Days, qu'il a entièrement composé, au beau milieu de la fourmilière jazz actuelle ; mon titre préféré (trop long pour être chargé sur Vox) est Interiors, un moment de temps suspendu, rare, sublime ! Pas de fioritures, juste ce travail avec parcimonie, par touches, du peintre des sons qui nous révèle ici, en artwork noir et blanc, le plus bel orage de sensations depuis, en ce qui me concerne, Kenny Garrett (ancien saxophoniste de Miles Davis, dont je vous conseille les albums, tant d'hommage à John Coltrane, que de compositions personnelles). Si l'esprit Davis devait s'être incarné à la disparition du maître, gageons qu'il l'aurait été en la musique d'Enrico Rava !
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The new start could not open its acoustic doors (understood my ears) to the child always ready to learn that I am, without that some brass instruments come to accompany my steps and it is the incomparable work realized, without knowing it, by Enrico Rava, and his enlightened walk-ons because this quintet as European than American (as a cultural bridge over the Atlantic Ocean) has of what to make all the outsiders forget who tempted, towards his last CDs, good, but less inspired, to steal him crown : that laurels are thus returned to these Masters of the jazz, which mix brilliantly slow pieces (Lulu) and faster (for example the excellent Outsider below), to deliver us an outstanding album ...
Sound heir of the work of John Coltrane, Enrico Rava adds to this pleasure of the instrumental exploration, an approach typically taken to Davis ; following the example of the boss in blue jazz, Enrico Rava, supported here from an outstanding saxophonist to the person of Mark Turner, doesn't come to revisit, one more time of the standards, but propels this New York Days, which he completely composed, in the middle of the ant-hill jazz current ; my favorite track (too long to be loaded on Vox) is Interiors, one moment of suspended, rare time, sublimate ! No flourishes, just this work with economy, by touches of the painter of the sounds who reveals us here, this artwork black and white, the most beautiful thunderstorm of sensations since, as for me, Kenny Garrett (saxophonist of Miles Davis, whose albums I advise you, so much tribute to John Coltrane, that of personal compositions). If Davis'spirit must have been embodied as the boss disappeared, let us imagine that it would have been in Enrico Rava's kind of music !
Je vous ai déjà peut-être raconté comment, au détour d'une visite aux amis parisiens, j'ai eu l'immense plaisir d'être confronté au sublime Leitmotiv de Dredg, formation somme toute peu connue, mais hautement impressionnante, en qualité de compositrice de morceaux aux ambiances rares et inattendues, quelque part entre la pensée rock, le souffle electro et le corps tout bonnement alternatif ...
Si, au gré de ses évolutions et de ses albums, le groupe a, pour moi, perdu un peu de son inattendu, il a gagné, c'est maintenant sûr avec The Pariah, The parrot, The delusion, en maturité, tant dans le ton plus ouvert, plus aérien, donnant ainsi à la voix son rôle instrumental qu'elle n'avait point du tout au début et mettant ainsi fin à ce décalage entre compositions et interprétations ; de surcroît, ce qui lui donnait en brisures de musicalité, en cassures de rythmes ou en fêlure de voix, son originel intérêt structurel, Dredg l'a, en somme, complètement réinvesti autrement : la structuration même des morceaux, ingénieuse, jamais linéaire, vient a contrario donner tout son sens au Dredg d'aujourd'hui : en conservant l'alternance de titres courts (un esprit de production très Bande Originale de Voyage) et de compositions longues, l'esprit onirique des premiers abums n'en est que plus développé et l'on redécouvre le groupe sous son meilleur profil progressif.
Bien sûr, en quittant le royaume électro alternatif, où il s'était fait une place, mais où il n'aurait su percer vraiment, eu égard à l'essoufflement de l'effet surprise qui présidait à nombre de ses compositions, Dredg a pris le risque d'entrer dans la cour des grands, où certes déambulent à leur aise les grands noms du progressif (Pendragon, Porcupine Tree, etc.), mais bien malheureusement aussi certains poids lourds de la pop, qui lorgnent vers l'électro - acoustico - progressif pour obtenir leurs lettres de noblesse : je pense à Coldplay, par exemple ... En ce qui nous concerne, nous ne mélangerons pas les choux et les salades, comme on dit au pays : il y a la variété - pop/rock, celle qu'ont choisi de dominer, il y a plus de 20 ans, Bono et sa bande (en disant cela je ne dénigre rien, car U2 est excellent dans ce qu'il fait et a toujours fait) et ce qu'on a appelé, il y a une 15aine d'années maintenant l'indie rock, cet alternative perception de la musique et du monde de la distribution d'ailleurs, ou Dredg est né, a grandi, avant de rejoindre les grands espaces sans oublier son état d'esprit d'origine : créer, composer, râvir, et croyez moi, ce disque est un must en la matière !
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Maybe I have already told you how, in the bend of a visit to Parisian friends, I had the immense pleasure to be confronted in sublime Leitmotiv album of Dredg, a little known band, but highly impressive, as composer of pieces in the rare and unexpected atmospheres, somewhere between the rock thought, the electro breath and the plainly alternative body ...
If, according to its evolutions and to its albums, the group lost, for me, a little of unexpected sound, he gained, it is now sure with The Pariah, The parrot, The delusion, in maturity, so much in the more opened, more air tone, so giving to the voice its instrumental role which it had not at all at the beginning and so terminating this gap between compositions and performances ; besides, what gave him in cracks of musicality, in breaks of rhythms or in crack of voice, his original sound structural interest, Dredg completely reinvested it, as a matter of fact, otherwise : the structuralization of the pieces, ingenious, never linear, by opposition comes to give all its sense to current Dredg : by preserving the alternation of short tracks (a kind of Original Soundtrack of a journey) and of long compositions, the dreamlike spirit of the abums first ones is only more developed and we rediscover the band under its progressive best profile.
Naturally, by leaving the electronic & alternative kingdom, where he had been given way, but where he would not have known how to leak out really, in consideration of the breathlessness of the surprising effect which presided over number of its compositions, Dredg took the risk of entering the court of the bigs, where certainly roam in their ease the big names of the progressive (Pendragon, Porcupine Tree, and more) but very regrettably so certain heavy goods masters of the pop, which have a glance towards the electro - acoustic - progressive way to obtain their letters of nobility : I think of Coldplay, for example... In what concerns us, we shall not mix cabbages and salads, as we say here : there is a variety - pop / rock, the one that chose to dominate, more than 20 years ago, Bono and his band (by saying it I denigrate nothing, because U2 is excellent in what he makes and always made) and what we called, fifteen years ago the indie rock, this alternative perception of the music and the world of distributing ... where Dredg was born, increased, before joining the big spaces without forgetting his state of mind of origin: create, compose, gice happiness, and I consider about that, this disk is a must one !
Huuuuuummmm ! Je vous vois arriver d'ici, tout exités, par l'odeur alléchée ... et c'est NON ! NON et on ne discute pas ! Bon ... d'accord, allez, je fais un effort ... c'est une petite autrichienne, mais ... c'est pas ma faute, c'est OliveR ! Non content d'être le parrain de la seconde femme la plus importante de ma vie (non, je n'ai pas de harem, je parle de ma petite Lauryn !), le monsieur sévit, au moins autant que moi si ce n'est plus, en matière de découvreur de potentialités sensorielles ...
... et puis NON, n'insistez pas ! Einh ? Quoi ? Plein de conseils d'écoute pour moi, parce que vous êtes super top dans cette communauté (va falloir vous creuser le cerveau ! mdr !) ? A bien y réfléchir ... si on estime qu'il serait éventuellement possible d'en discuter ensemble ... allez CA VA !
Je vous lâche le morceau, je vous la crache ma Valda : Soap and Skin, c'est le nom du "groupe toute seule ou presque" créé par la demoiselle Anja, qui nous livre un sublissime Lovetune for Vacuum ... hanté, car il n'y a plus d'autre mot, de la présence immense, caractéristique, étonnante, sulfureuse et presque maladive (du cerveau ?) de sa compositrice en chef ...
... et puis, TIENS ! C'est comme ça ... je vous le livre avec "no comment", avec ce Fall foliage : à vous de vos lâcher (et vous allez le faire, parce qu'Anja et son Soap & skin, elle déchiiiiireeee !) Bouuuhhh j'en ai le frisson ! Merci mon vieux frère d'armes sonorifiques (ça existe ça ??) ...
Pour les récalcitrants (qui e le seront pas longtemps, croyez-moi), le délire un rien post-indus de la demoiselle derait vous convertir à sa cause : http://www.soapandskin.com
A vos comments !!
Piouuu ! les Zamis, c'est chaud ! Les programmations à venir sont gavées de bonnes soirées en prévision ... et puisque je l'ai promis à l'ami Franck, soulignons le passage par nos contrées marseillaises (Espace Julien le 28/11/2009 à 20h) de Shakaponk (incroyable !) ... le groupe aux allures espiègles de Gorillaz version punk-rock, autant dire les héritiers direct d'Infectious Grooves ... par deux ou trois extraits de leur excellent album, au titre très provocateur : Bad porn movie Trax !
Et comme si je l'avais deviné lors de ma playlist de septembre, en guise d'avant-goût, voici qu'Emilie Simon (NDLR : faut-il présenter cette multi-instrumentiste française de haute volée, notamment auteur de grands albums (dont le sublime Vegetal) et de la BOF du film La Marche de l'Empereur) viendra nous saluer (même llieu, 20h30) le 2 décembre prochain. Dans le désordre également, Wax Tailor (que j'ai râté aux Docks des Suds lors de la Fiesta) l'électro-touche-à-tout hyper doué sera là quant à lui le 24/11, Pep's (et Björn Berge) le 21/11 ... Que du plaisir donc !
J'ajoute qu'à bien regarder de près la prog de Marsatac, le festival m'a semblé attirant cette année encore (aux Docks des Suds et non plus au J4) avec notamment Buncello (nous en parlions il y a quelques jours) et Nitin Sawhney pour mes préférés le 25/09 prochain, Archive et Art Brut parmi bien d'autres le lendemain 26/09 ... Ben c'est du bon, du lourd, de l'inédit même et je crois que si nous ne pourrons pas être partout, nous pouvons de nouveau signaler la festivale valeur de ces programmations (rejoignez le groupe Festival'heure : à l'heure des festivals) !!
Puisque je me suis (et vous ai) promis de briser les murs, les frontières ... effaçons, le temps de quelques rythmiques et de deux ou trois révélations de couette en creux d'oreille, la distance qui nous sépare du Québec ... le temps surtout de rendre hommage à une petite nana du nom de Ariane Moffatt, qui n'en est pas à son premier méfait et nous délivre ici un album en parfait Equillibre, entre pop, folk et variété, qui, dans la diversité, n'en est pas moins finement ciselé dans Tous les sens, à l'aune d'une plume reconnaissable, d'une voix tantôt sensuelle et douce, tantôt caustique, me rappelant ainsi Etyl et sa Tordue géniale ... !
Voilà qui est fait : grâce à son Réverbère intérieur, laissons l'histoire à son jeudi noir pour découvrir avec la belle demoiselle un Jeudi lumineux, comme cet album Tous les sens, aux couleurs intensément intimes ... je ne sais pas vous, mais moi, j'adhère ... euh j'adore !
Alors, puisque la rentrée devait se jouer en accords de surprises, je me devais un retour sur le millésime 2009 de notre cher Peter Doherty (si, si ! il n'y a pas de faute de frappe, le Pete des Babyshambles et des Libertines s'est métamorphosé en Peter, ou l'inverse !) ...
Le maître es guitares tonitruantes a décidé de frapper fort, en délivrant un Grace / Wastelands d'une qualité assez exceptionnelle : folk plus que rock, jazzy même, par petites touches, ce voyage à l'opposé total des contrées habituelles du monsieur nous permet de le (re)découvrir autrement : artwork fait maison pour son album, textes raffinés, sombres parfois, mais poétiques à chaque coin de rime ...
Je vous livre, pour avis, ce surprenant Salome, qui m'a personnellement emporté bien loin du clavier derrière lequel je vous pianote ce commentaire, et dans la foulée un génial (le mot est faible) Palace of bone, structurellement bien ficelé ; tous deux sont représentatifs de la diversité, de la richesse et de l'extrême originalité de Peter Doherty, moins par rapport au monde du folk-rock, au sein duquel il se fait une petite place certes, mais une place tout de même, qu'en comparaison de ce que le sulfureux Pete a su nous livrer depuis de nombreuses années maintenant ...
Pour ce mois de septembre 2009, voici ma playlist, en guise de conseils d'écoute ...
Titre : In a manner of speaking / Album : Counterfeit / Artiste : Martin L. Gore Il y a déjà des années, Martin L. Gore, co-leader et principal compositeur de Depeche Mode, nous pondait cette réinterprétation de titres (covers), dont celui-ci, qui, pour moi, symbolise cette effervescence juste sous la surface de l'eau, prête à surgir d'un instant à l'autre, à s'ouvrir pour accéder à sa plénitude d'expression ... e sans mauvais jeu de mot, il ne s'agit pas que d'une manière de m'exprimer : martin contient, retient, à juste titre, pour mieux laisser filtrer, avec puissance, avec ferveur ... et ce Counterfeit n'en est, à l'instar du second volet sorti dans les années 2002 si ma mémoire est bonne, que meilleur ... Titre : Hunter / Album : A beautiful Lie / Artiste : 30 seconds to Mars
Titre : Dame de Lotus / Album : Vegetal / Artiste : Emilie Simon
... on touche à la minéralité du corps et de la voix qui se brise presue, puis se réchauffe, à l'aune d'une sensualité presque moléculaire, celle du bruitisme Simonien : la grande dame, discrète, paricipe à la bande originale (et végétale) ici de notre existence ... le temps d'un enchevêtrement positionnel et topographique mental ... en sur-couches rythmiques ...
Titre : Me, I'm not / Album : Year Zero / Artiste : Nine Inch Nails
... jusqu'au ralentissement cardiaque, comme suspendu, comme réglé sur les méfaits de l'esprit qui refuse, rebelle, qui ne conclue jamais sa linéarité mortelle mais se joue de secousses industrielles profondes : on est au coeur de la machine ici ... on sent les doigts brisés aux rouages, le pouls malmené par un esprit qui cède au corps, la sueur, le tremblement un peu, presque imperceptible ...
Titre : Less / Album : Bending New Corners / Artiste : Erik Truffaz
... il y a plus d'une voix qui nous parle, qui dit tantôt de lâcher prise, tantôt qui, sinueuse et liquide, préfère s'imoscer en silence dans le boyau gonflé du jour qui tente de se dresser .. l'oeuf est rouge, usé, à l'horizon, mas tut un tas de branches grises et de flaques noires sont encore là pour refléter l'autre côté de l'âme dans la diurne naissance à soi ...
Titre : Sever / Album : Signify / Artiste : Porcupine Tree
... lorsqu'enfin, le fil s'étire et que le doigt parvient à faire s'écouler le sémiotique contenu, la voix se fait plus lointaine, on sent peu à peu comme si le coeur se remettait à scander les pensées encore embuées qui s'agitent sous la boîte crânienne ...
Titre : On the Hudson / Album : One more Angel / Artiste : John Pattitucci
... qu'on en rit ou qu'on en pleure, on a, sans même s'n rendre compte, lâché prise, on a laissé derrière les morts, les absents, les transparents aussi, parce que la véritable épaisseur est dans ce violoncelle qui, corde à corde, nous promène au-dessus de l'eau, bien au-dessus, nous emmène, dans le monde flottant où tout devient possible, là, juste derrière les yeux ... celui où tout se crée ...
Titre : Space Cadet / Album : Welcome to SkyValley / Artiste : Kyuss
... on se cherche, bien sûr, un peu, au début ... et puis dans les entrelacs d'une basse qui flirte avec la rythmique des mots et des images, se dessinent, peu à peu, les perspectives de demain, d'un demain, d'un lendemain ... lande exotique d'absence à soi-même et de redécouverte de soi face à soi ... expérience hors temps ... dans l'espace ... désertique et andalous ...
Titre : Tazarine / Album : Babel OST / Artiste : Gustavo Santaolalla (Dir.)
... d'une révélation à soi de ces paysages oubliés, de cett continuum historique personnel, qui vous guide au-delà des monts de renoncements, des collines de dégoût, des fossés de doute, des ruisseaux de colère, dans l'immense plaine du vide à vouloir où s'incarne le plein à vivre !
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Et la preuve par le son (les titres cités ci-dessus et enchaînés sous Acoustica Mixcraft) ...