4 posts tagged “piano”
Tambouille de la rentrée, revoici mon chaudron magique, avec ses magnifiques bulles, qui éclatent et vous délivrent leur parfum musical en surface, mais aussi ses morceaux qui crament au fond, quelque liant et fort heureusement, la pincée, le zest, l'ingrédient rare et inconnu qui va pimenter le tout et transformer ce bouillon de culture en un culte du bouillant ! D'hier ou d'aujourd'hui, ces galettes vont vous nourrir votre homme, croyez-moi !
Dans l'odre et le désordre, donc, Collide déçoit un peu avec son Two headed Monster, lent, très lent, sans autres vagues que celles qui font onduler un rien les cheveux de la belle Karin. Après l'incursion vers le projet parallèle The secret meeting et son album Ultrashiver, on attendait mieux du duo de choc qui avait, avec Chasing the Ghost notamment, ravi les fans de la rencontre entre electro trip-hop et musique industrielle.
Les inconditionnels du côté techno lui préféreront Dawn of Ashes dont le In the Acts of Violence, au-delà de l'aspect techno, flirte avec la BO de film et croise au détour d'un phrasé ce son gutural digne d'un Das Ich ... les amateurs plus dark electro se contenteront d'un album de The Birthday Massacre, comme le sympathique et frais Violet ...
Plus accessible, Horehound est un très bel album, empli de tout un tas de choses, mais qui a pour fil conducteur une très grande capacité d'écriture de ses géniteurs The Dead Weather : rock, electro, dark, pop par endroits ... Allez, gageons que si on n'aime pas beaucoup les "The" par chez nous, en voici un qui tient carrément la route !
La petite perle que j'adore et qui me fait frissonner, faut-il la présenter, Regina Spektor, nous illumine dans la durée nos journées qui vont s'annoncer de plus en plus pluvieuses, avec un Far tout simplement magique :
Au trémolo de voix poppy, à la rock'n roll attitude, Regina vient ajouter, à grands renforts de sculptures vocales, cette sensibilité qui lui sied à râvir, ce "je ne sais quoi" (si, si ! je sais très bien !) qui m'emporte à chaque fois ... quelle beauté !
L'occasion de revisiter ses Songs, également ...
Je n'oublie jamais la pop-folk qui vous détend, et cette fois, j'ai lâché dans ma bassine une étoile étonnante et fillante d'ailleurs, du nom de Wilco, qui signe avec Wilco - The album, un très bon mélange de road songs, de mélodies folks, de pop un rien british ... de quoi vraiment faire le lien entre Coppacabana et votre fauteuil au boulot ... Pour les autres, il y a The Dirty Projectors, dont le Bitte Orca, complètement déphasé, étrange, pas du tout cosmique mais franchement interstellaire, un peu comme nous avons notre Camille nationale avec son fil ... finira de vous achever ! Assez génial, ce combo, comme son album d'ailleurs ...
Les amateurs de progressif attendront avec impatience le dernier opus de David Sylvian, intitulé Manafon et dont l'artwork est déjà un plaisir ... (quoi, vous aimez pas Bambi vous ? (mais non, le vrai, pas l'autre !)) ... Got Nuffin, petit EP rapide vient rassurer les fans de Spoon, qui, comme moi, avaient été un peu déçus du dernier Ga Ga Ga : le nouvel opus devrait fleurer bon le rock, la rythmique beat box ou les délires du même genre, comme seul Spoon sait en réaliser pour nous faire voler dans une atmosphère détendue, bien enlevée, pêchue et presque enfantine à la fois ... J'adore (que ceux qui veulent découvrir fassent un tour du côté de leur Kill the Moonlight, tout simplement génial !).
Et puisque l'heure est à l'attente, longue, terrible, de ces EPs qui vont nous faire délirer de leur pop délurée, nous serons sans doute pas mal à attendre la nouvelle Bomb in a birdcage d'A fine frenzy ... ! Toutes ces sorties, courant septembre, donc !
En attendant donc, et pour ceux qui les auraient râtés, courez vite mettre une oreille sur l'excellent Ladyluck de Maria Taylor (l'ex-Azure Ray, dont le premier opus avait râvi les foules - cela me fait penser qu'on n'a plus de nouvelles de sa comparse, Orenda Fink ?! si ?) ...
Pensez aussi à Katie Herzig (qui s'est faite connaître notamment sur des Bandes Originales de séries, telles que Grey's Anatomy - ou figurait, je vous le rappelle Kate Havnevik, entre autres trésors sensitifs) ... Son Apple Tree, frais et tendre, est à croquer ("Gypsy Girl" notamment ou "Forevermore"...) ... étonnant bout de nana !
Mon zest d'incontournable, c'est le Black Nasa du groupe du même nom (je sais, on dit éponyme, mais bon, si on n'a pas envie, einh ?) ! Un peu de stoner - rock, croisé avec ce que le garage - rock débridé d'un Fu Manchu peut donner ... The Atomic Bitchwax sont quant à eux l'un des ingrédients incontournables de ma rentrée, avec la découverte de leur album 3, dont j'avais zappé, bien malheureusement le contenu génialissime ! Arg ! Moi qui me demandait quand est-ce que de nouveaux barrés de la planète Queens of the Stone Age & cie allaient verser dans mes écoutilles "free sessions" ! Voilà qui est fait et bien fait ! Huuum !
Bon, j'ai bien senti que vous en redemandiez, que je vous avais convaincu(e)s d'approfondir l'expérience de cette fémininfinitude, comme j'aime à l'appeler, cette autre manière de ercevoir le monde et particulièrement par le filtre de otes qui me ravissent les oreilles et, pour certaines, me donnent le frisson ! Vous êtes prêt(e)s ?
Je vous emmène ce soir aux côtés de Brisa Roché ... notre petite touche - à - tout qui mêle avec brio jazz, pop, rock, chanson française, humour et paroles qui fâchent ... Après un premier album tout simplement génial (The Chase), la brunette aux yeux fascinants nous a gentillement servi ses Takes, emmaillottés derrière un bel artwork (ben quoi ? Ca gâche rien, si ?!) ... Qui a dit : "le premier arrivé aux studios ... " ? Il est trop tard, les gars ! mdr !
Et puisque l'humeur est aux fo-folles qui font éclater les a priori, je me dois de vous rappeler l'album Live is out de Metric, qui fait preuve de maîtrise, tant des genres qu'elle réutilise avec une aisance déconcertante qu'un sens très personnel du rock qui frappe ... alors lorsque l'électro s'en mêle, c'est énorme !
Pendant ce temps-là, Martina Topley Bird, sous ses allures de Beyoncé, livre un Blue God surprenant d'électricité, d'ambiances semblables à des membranes qui viennent envelopper nos têtes pour mieux y diffuser, morceau après morceau, le venin de sa voix rare et étonnante ...
Inutile donc de vous inviter à vous replonger dans un "listen !" que ladite Beyoncé interprète comme nulle autre sur la BOF de Dreamgirls ... Arg ! quel moment de grâce, pure !
Mais que serait la grâce sans une voix sublime pour en faire resentir l'immensité ? Et pour cela, il y a bien évidemment la grande, très grande Frida Hyvönen et son Until death comes ... qui représente pour moi (proximité de l'artwork blanc et noir ?) un Köln Concert, qui fait de son auteure l'égale d'un Keith Jarrett ...
Il ne me reste plus qu'à saluer deux nanas rigolottes : Sia d'une part et son très bon Some People have real problems, et Lily Allen, bien connue chez nous, du fait qu'un de ses titres nous lasse les oreilles sur une pub pour la téléphonie portable ... la voilà excusée, tiens ! Son Alright still reste très intéressant !!
Ce qui serait tip top, ce serait deux plaisirs au féminin pour le prix d'un : disons Cocorosie ? pourquoi pas ? Les soeurettes nous râvissent définitivement avec un album a nom farfelu de The adventures of ghosthorse and stillborn ... et voilà, m'sieurs dames !! @u plaisir de lire vos commentaires ... !
Je vous avais promis un petit détour par le travail solo de Lou (Louise) Rhodes (la voix de Lamb), et je n'ai qu'une parole ...
I promised you a little extract from Lou Rhodes'solo work (voice in lamb), so listen that ...
L'occasion de rendre un hommage également à une grande dame de la pop - rock pianistique, Regina Spektor ...
That's the way to remember you another great female voice in pop - rock and piano : Regina Spektor ...
que je ne pose jamais très loin d'An Pierlé et surtout, meci Gégé d'avoir trouvé ce lien que je cherchais depuis longtemps, de Stina Nordenstam ... Stina dont le travail est également, du point de vue de l'effet enfantin de la voix, proche de celui de Lou Rhodes ... boucle bouclée ?
and I never let her too far from An Pierlé (thanx Gégé for the link I've searched so long between these two voices) and Stina Nordenstam ... and her work too, specially view to the baby-doll effect in her voice and in Lou's one ... return to the start point ?
Bonne journée de "repos" à toutes et tous ...
Good farniente to all ...
Compte tenu du plaisir que vous avez eu, à (re)découvrir quelques figures féminines telles que Rachael Yamagata ou Stina Nordenstam, je profite d'une journée garde-bébé-malade pour partager avec vous un peu de ces voix et compositions féminines qui ont su à un moment ou à un autre me toucher. Dans le désordre donc, la grande Alicia Keys, et l'un de ses plus grands morceaux, version "unplugged", Nellie McKay, l'impertinente qui sait tout faire et notamment un joli pied de nez à sa rivale Norah Jones et son "Come away with me", auquel elle répond de son "Get away from me" insidieux, aux racines du swing, qui réveille enfin notre conception un peu molle du jazz (de salon !) ; faut-il présenter Heather Nova, la sirène, Sarah Slean qui enflammait il y a quelques années le Festival Les Femmes s'en mêlent, et Lene Marlin, la voix méconnue des Français, qui a su ravir pourtant le coeur de milliers de gens ... Autant de visages que j'aime à convier pas trop loin de moi en ces journées froides (0° ce matin à Marseille), comme une seule et même flamme qui réchauffe l'atmosphère ...
Taking into account the pleasure that you had, with discovering (again) some female figures such as Rachael Yamagata or Stina Nordenstam, I benefit from this day spent in taking care of my ill baby to share with you these voices and female compositions which knew at one time or another touching me. So without order, wellknown and awesome Alicia Keys, and one of her greater pieces, in “unplugged” version, Nellie McKay, the impertinent one who can do everything and in particular a pretty thumb your nose with her rival Norah Jones and her “Like away with me”, which she answers to with her “Get away insidious from me”, from the roots of the swing, which awakes finally our soft design of jazz music. is it necessary to present Heather Nova, the siren, Sarah Slean who ignited there is a few years the Festival "Les femmes s'en mêlent", and Lene Marlin, the unknown voice in France, whichknew to however charm the heart of thousands of people… So much faces that I like to invite not too much far from me in these cold days (0°C this morning in Marseille), like only one and even flame which heats the atmosphere…