55 posts tagged “rock”
On l'attendait depuis longtemps ... mais surtout on l'attendait au tournant, ce nouvel album (triple) de Dream Theater ; certains me diront qu'avec un tel groupe, un tel niveau de composition, une telle carrière (piou ! rien que de me rappeler le plaisir d'écoute des premiers albums des messieurs, j'ai des rides qui apparaissent ! lol !), on est souvent difficile ... d'autres, et je fais partie de ceux-là, admettront qu'avec les dernières productions du groupe, on ne savait à quoi s'en tenir : entre la démonstration technique ennuyeuse pour équilibrer des compositions un peu fades, ou des albums carrément pas au niveau justement d'un propos que Dream Theater veut au-dessus de sa simple technicité, vous me direz, tout ceci est bien normal ... Eh bien, soyez rassuré pour les uns, comme pour les autres !
Car si le triple album ne se justifiait pas (le CD3 est inutile, de mon point de vue), la nouvelle galette des américains est une merveille de compositions longues, efficaces, qui puisent dans le progressif des ambiances comme dans l'effervescence des rythmiques emballées, le secret d'un succès assuré : d'une ouverture tragi-symphonique à la Bande originale de Film (To Tame a land, l'histoire de Dune, tout simplement menée de main de maître ; et il faut bien reconnaître que la barre était haute, après l'excellente interprétation de Bruce Dickinson et sa bande il y a plus de 20 ans (album Piece of Mind si ma mémoire est bonne et ce devait être en 1983 ou 84) ... Dream Theater éclate tout sur son passage : ambiances death-metal, au sein desquelles Mike Portnoy s'en donne à coeur joie ; le travail progressif, tout en profondeur, permet de développer des compositions d'un niveau sensoriel énorme, sans parler des rythmes syncopés et autres breaks en tous genres, qui nous ramènent les deux pieds sur terre, au cas où on aurait cru sortir de ce cauchemar de grande qualité indemnes ; James LaBrie parvient à lier le tout dans des tonalités extrèmement différentes, où l'on croise, pour les connaisseurs, l'esprit Metropolis Part II, avec cette agressivité mêlée de musicalité, le tout dans un état d'esprit très noir ; Awake, bien entendu, son efficience, sa structure modèle, puissante, sans fioritures, la légèreté presque folk d'un Falling into Infinity et, c'est presque dommageable, le rock conceptuel de Jordan Ruddess, somme toute un rien lassant, en démonstrations de claviers ...
Il reste que cet album, en 2 CDs à cause de la longueur des morceaux, devrait cartonner, tout simplement, sur scène ! Quel plaisir de voir un tel groupe redresser l'échine, faire ce qu'il sait faire sans vouloir prouver quoi que ce soit, à moins, et je ne l'espère pas, qu'il s'agisse d'un dépassement de dernier souffle pour ces très grands musiciens, après plus de 20 ans de carrière ... A suivre, donc, mais avec ce Black Clouds and Silver Linings dans les oreilles, c'est sûr, la rentrée peut s'emballer, on a tous largement de quoi suivre la cavalcade ! Yeah !
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We waited for it for a long time but especially we waited for it in the bend, this new album (triple) of Dream Theater ; some people will say that with such a group, such a level of composition, such a career (pfff ! Only to to remind me the pleasure of listening of the first albums of the sirs, I have wrinkles which appear ! lol !), we are often requiring, the others, and I am a part of those, will admit that with the last productions of the group, we did not know in what believe : enter the boring technical demonstration to balance a little bit flat compositions, or albums downright not at the level exactly of a comment which Dream Theater wants over its simple technicality, you will say to me, all this is very normal ... Well, everybody be reassured !
Because if the triple album did not justify itself (the CD3 is useless, of my point of view), the new pancake of the Americans is a marvel of longus, effective compositions, which draw from the progressive of the atmospheres as from the excitement of rhythmic packed, the secret of an assured success : from a tragi-symphonic overture to the Soundtrack of Film (To Tame a land, the story of Dune, simply led in a masterly creation ; and it is necessary to recognize that the helm was high, after the Bruce Dickinson's excellent performance and his band more than 20 years ago (album Piece of Mind if my memory is good and it was certainly in 1983 or 84) ... Dream Theater bursts everything on its passage: atmospheres death-metal, within which Mike Portnoy gives himself to heart enjoyment ; the progressive, quite in-depth work, allows to develop compositions of an enormous sensory level, without speaking about syncopated rhythms and about the other breaks in any kinds, which return us two feet on the ground, in case we would have believed to go out of this high-quality nightmare unhurt ; James LaBrie succeeds in connecting the whole in awesome different tones, where we cross, for those who know, the spirit Metropolis Part II, with this aggressiveness involved by musicality, the whole in a very black state of mind ; Awake, naturally, its efficiency, its structure models, powerful, plain, the almost folk lightness of Falling into Infinity and, it is almost harmful, the abstract rock of Jordan Ruddess, on the whole a boring mere nothing, in demonstrations of keyboards ...
It remains that this album, in 2 CDs because of the length of the pieces, should score, simply, on stage ! Which pleasure to see such a group raising the spinal column, making what he knows how to make without wanting to prove whatever it is, in less, and I do not hope for it, whatever it is about an overtaking of last breath for these very big musicians, after more than 20 years of career ... To follow, thus, but with this Black Clouds and Silver Linings in ears, it is sure, the comeback can be carried away, we have all widely of that to follow the run ! Yeah !
Une fois n'est pas coutume, voici un morceau de plus de 9 minutes ... signé Neal Morse et extrait de son magnifique album Sola Scriptura (4 titres pour plus d'une heure de plaisir), quelque part en plein milieu de ce que le rock progressif volet 2000's a fait de meilleur ! S'il ne me paraît pas utile de présenter Neal Morse, il était temps de relever le défi d'un tel morceau, qui ne répond certes pas aux standards mais bien au seul plaisir des oreilles ... et au respect du travail de cet excellent multi-instrumentiste, fondateur de Spock's Beard, collaborateur émérite de Transatlantic aux côtés de Mike Portnoy (batteur de Dream Theater) et des membres de The Flower kings et Marillion ...
Cela me rappelle de grandes heures de programmations radiophoniques avec l'ami Jérôme, au sein de l'émission Met'Alchimie, entre 1999 et 2000 ... Mon plus grand succès en la matière fut la programmation d'un morceau unique de plus de 50 minutes (l'album Age of Impact en entier, en fait) du sublime projet Explorers'Club (par des membres de diverses formations progressives, dont James LaBrie, chanteur de Dream Theater) ... Hommage donc à ces grandes compositions tellement bien ficelées qu'on ne s'y ennuie pas, et auxquelles la touche métallique plus que rock apporte une nouvelle dimension, sans toutefois faire basculer ce type d'album dans le milieu ultra-réservé de la pure recherche en composition.
Car c'est la critique principale faite au "prog" en général, cet étirement du temps à l'instar des sensations qu'il prétend faire partager. Or, s'il est vrai que cette alchimie est réalisable, ces ingrédients n'en sont nullement obligatoires : car l'esprit progressif est avant tout un travail de la matière mélodique pour la dilter en termes de sensations, pour que chaque note contienne plus qu'elle-même, plus qu'un reflet ou l'écriture d'une vision du monde, et ainsi de suite pour toute la structure du morceau, comme ... une ouverture sur ... autre chose ! Il ne s'agit bien évidemment pas de vous révéler ce que je ne sais d'ailleurs pas, car je crois que le progressif s'adresse à chacun plus qu'à tous !
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Just the once will not hurt, here is a piece of more than 9 minutes extracted from his magnificent album Sola Scriptura (4 tracks for more than one hour of pleasure), signed by Neal Morse and somewhere in the middle of what the progressive rock made of better in 2000's ! If it doesn't seem to me useful to present Neal Morse, it was time to take up the challenge of such a piece, which doesn't certainly answer the standards but the only pleasure of ears and, in the respect for the work of this excellent multi-instrumentalist, founder of Spock's Beard, co-worker highly skilled in Transatlantic, beside Mike Portnoy (drummer of Dream Theater) and members of The Flower kings and Marillion ...
It calls me back of great moments of radio programmings with friend Jérôme, within the emission Met' Alchimie, between 1999 and 2000 ... My biggest success on the subject was the programming of a unique piece of more than 50 minutes (the album Age of Impact in its entirety, in fact) of sublime Explorers' Club project (by members of several progressive bands, among whom James LaBrie, singer of Dream Theater) ... Here is a tribute thus in these big so well tied up compositions that we don't miss there, and to which the metallic touch more than rock brings a new dimension, without making however tip over this type of album to the ultra-reserved environment of the pure research in composition.
Because it is the main criticism made against the "prog" generally, this stretching of time following the example of the sensations which it claims to make share. Now, if it is true that this alchemy is practicable, these ingredients are compulsory by no means : because the progressive spirit is above all work of the melodic material for the dilter in terms of sensations, so that every note contains more itself than, more than a reflection or the writing of a vision of the world, and so on for all the structure of the piece, as an opening on anything else ! It's not thinkable to reveal to you what I do not moreover know, because I believe that the progressive talks to each one more than to everybody !
Ben voilà, mon cher Lyriann ! Tu dois être comblé, puisque le nouveau Porcupine Tree est enfin venu frapper à notre porte, et il faut bien remarquer que, si ce n'est pas pour moi du très grand PT, c'est encore un excellent travail de Steven Wilson ... De très bons morceaux (ci-dessus, ma sélection), peut-être parfois empreints d'un peu de longueur, et d'un petit manque d'extravagance, a contrario du précédent Fear of a Blank Planet si efficace ! Il n'en reste pas moins que Time Flies, morceau de plus de 11 minutes, au coeur de ce The Incident, est une merveille !!
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Here we are, my dear Lyriann ! You must be filled, because new album of Porcupine Tree finally came to knock in our door, and it is necessary to notice that, if it is not for me some of very big PT, it is another excellent work by Steven Wilson... Very good pieces (see above, my selection), maybe sometimes printed by a little of slowness, and by a small lack of extravagance, opposing to their previous Fear of a Blank Planet so effective ! Nevertheless Time Flies, track of more than 11 minutes, in the middle of this The Incident, is marvelous !!
Je vous ai déjà peut-être raconté comment, au détour d'une visite aux amis parisiens, j'ai eu l'immense plaisir d'être confronté au sublime Leitmotiv de Dredg, formation somme toute peu connue, mais hautement impressionnante, en qualité de compositrice de morceaux aux ambiances rares et inattendues, quelque part entre la pensée rock, le souffle electro et le corps tout bonnement alternatif ...
Si, au gré de ses évolutions et de ses albums, le groupe a, pour moi, perdu un peu de son inattendu, il a gagné, c'est maintenant sûr avec The Pariah, The parrot, The delusion, en maturité, tant dans le ton plus ouvert, plus aérien, donnant ainsi à la voix son rôle instrumental qu'elle n'avait point du tout au début et mettant ainsi fin à ce décalage entre compositions et interprétations ; de surcroît, ce qui lui donnait en brisures de musicalité, en cassures de rythmes ou en fêlure de voix, son originel intérêt structurel, Dredg l'a, en somme, complètement réinvesti autrement : la structuration même des morceaux, ingénieuse, jamais linéaire, vient a contrario donner tout son sens au Dredg d'aujourd'hui : en conservant l'alternance de titres courts (un esprit de production très Bande Originale de Voyage) et de compositions longues, l'esprit onirique des premiers abums n'en est que plus développé et l'on redécouvre le groupe sous son meilleur profil progressif.
Bien sûr, en quittant le royaume électro alternatif, où il s'était fait une place, mais où il n'aurait su percer vraiment, eu égard à l'essoufflement de l'effet surprise qui présidait à nombre de ses compositions, Dredg a pris le risque d'entrer dans la cour des grands, où certes déambulent à leur aise les grands noms du progressif (Pendragon, Porcupine Tree, etc.), mais bien malheureusement aussi certains poids lourds de la pop, qui lorgnent vers l'électro - acoustico - progressif pour obtenir leurs lettres de noblesse : je pense à Coldplay, par exemple ... En ce qui nous concerne, nous ne mélangerons pas les choux et les salades, comme on dit au pays : il y a la variété - pop/rock, celle qu'ont choisi de dominer, il y a plus de 20 ans, Bono et sa bande (en disant cela je ne dénigre rien, car U2 est excellent dans ce qu'il fait et a toujours fait) et ce qu'on a appelé, il y a une 15aine d'années maintenant l'indie rock, cet alternative perception de la musique et du monde de la distribution d'ailleurs, ou Dredg est né, a grandi, avant de rejoindre les grands espaces sans oublier son état d'esprit d'origine : créer, composer, râvir, et croyez moi, ce disque est un must en la matière !
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Maybe I have already told you how, in the bend of a visit to Parisian friends, I had the immense pleasure to be confronted in sublime Leitmotiv album of Dredg, a little known band, but highly impressive, as composer of pieces in the rare and unexpected atmospheres, somewhere between the rock thought, the electro breath and the plainly alternative body ...
If, according to its evolutions and to its albums, the group lost, for me, a little of unexpected sound, he gained, it is now sure with The Pariah, The parrot, The delusion, in maturity, so much in the more opened, more air tone, so giving to the voice its instrumental role which it had not at all at the beginning and so terminating this gap between compositions and performances ; besides, what gave him in cracks of musicality, in breaks of rhythms or in crack of voice, his original sound structural interest, Dredg completely reinvested it, as a matter of fact, otherwise : the structuralization of the pieces, ingenious, never linear, by opposition comes to give all its sense to current Dredg : by preserving the alternation of short tracks (a kind of Original Soundtrack of a journey) and of long compositions, the dreamlike spirit of the abums first ones is only more developed and we rediscover the band under its progressive best profile.
Naturally, by leaving the electronic & alternative kingdom, where he had been given way, but where he would not have known how to leak out really, in consideration of the breathlessness of the surprising effect which presided over number of its compositions, Dredg took the risk of entering the court of the bigs, where certainly roam in their ease the big names of the progressive (Pendragon, Porcupine Tree, and more) but very regrettably so certain heavy goods masters of the pop, which have a glance towards the electro - acoustic - progressive way to obtain their letters of nobility : I think of Coldplay, for example... In what concerns us, we shall not mix cabbages and salads, as we say here : there is a variety - pop / rock, the one that chose to dominate, more than 20 years ago, Bono and his band (by saying it I denigrate nothing, because U2 is excellent in what he makes and always made) and what we called, fifteen years ago the indie rock, this alternative perception of the music and the world of distributing ... where Dredg was born, increased, before joining the big spaces without forgetting his state of mind of origin: create, compose, gice happiness, and I consider about that, this disk is a must one !
Alors, puisque la rentrée devait se jouer en accords de surprises, je me devais un retour sur le millésime 2009 de notre cher Peter Doherty (si, si ! il n'y a pas de faute de frappe, le Pete des Babyshambles et des Libertines s'est métamorphosé en Peter, ou l'inverse !) ...
Le maître es guitares tonitruantes a décidé de frapper fort, en délivrant un Grace / Wastelands d'une qualité assez exceptionnelle : folk plus que rock, jazzy même, par petites touches, ce voyage à l'opposé total des contrées habituelles du monsieur nous permet de le (re)découvrir autrement : artwork fait maison pour son album, textes raffinés, sombres parfois, mais poétiques à chaque coin de rime ...
Je vous livre, pour avis, ce surprenant Salome, qui m'a personnellement emporté bien loin du clavier derrière lequel je vous pianote ce commentaire, et dans la foulée un génial (le mot est faible) Palace of bone, structurellement bien ficelé ; tous deux sont représentatifs de la diversité, de la richesse et de l'extrême originalité de Peter Doherty, moins par rapport au monde du folk-rock, au sein duquel il se fait une petite place certes, mais une place tout de même, qu'en comparaison de ce que le sulfureux Pete a su nous livrer depuis de nombreuses années maintenant ...
Tambouille de la rentrée, revoici mon chaudron magique, avec ses magnifiques bulles, qui éclatent et vous délivrent leur parfum musical en surface, mais aussi ses morceaux qui crament au fond, quelque liant et fort heureusement, la pincée, le zest, l'ingrédient rare et inconnu qui va pimenter le tout et transformer ce bouillon de culture en un culte du bouillant ! D'hier ou d'aujourd'hui, ces galettes vont vous nourrir votre homme, croyez-moi !
Dans l'odre et le désordre, donc, Collide déçoit un peu avec son Two headed Monster, lent, très lent, sans autres vagues que celles qui font onduler un rien les cheveux de la belle Karin. Après l'incursion vers le projet parallèle The secret meeting et son album Ultrashiver, on attendait mieux du duo de choc qui avait, avec Chasing the Ghost notamment, ravi les fans de la rencontre entre electro trip-hop et musique industrielle.
Les inconditionnels du côté techno lui préféreront Dawn of Ashes dont le In the Acts of Violence, au-delà de l'aspect techno, flirte avec la BO de film et croise au détour d'un phrasé ce son gutural digne d'un Das Ich ... les amateurs plus dark electro se contenteront d'un album de The Birthday Massacre, comme le sympathique et frais Violet ...
Plus accessible, Horehound est un très bel album, empli de tout un tas de choses, mais qui a pour fil conducteur une très grande capacité d'écriture de ses géniteurs The Dead Weather : rock, electro, dark, pop par endroits ... Allez, gageons que si on n'aime pas beaucoup les "The" par chez nous, en voici un qui tient carrément la route !
La petite perle que j'adore et qui me fait frissonner, faut-il la présenter, Regina Spektor, nous illumine dans la durée nos journées qui vont s'annoncer de plus en plus pluvieuses, avec un Far tout simplement magique :
Au trémolo de voix poppy, à la rock'n roll attitude, Regina vient ajouter, à grands renforts de sculptures vocales, cette sensibilité qui lui sied à râvir, ce "je ne sais quoi" (si, si ! je sais très bien !) qui m'emporte à chaque fois ... quelle beauté !
L'occasion de revisiter ses Songs, également ...
Je n'oublie jamais la pop-folk qui vous détend, et cette fois, j'ai lâché dans ma bassine une étoile étonnante et fillante d'ailleurs, du nom de Wilco, qui signe avec Wilco - The album, un très bon mélange de road songs, de mélodies folks, de pop un rien british ... de quoi vraiment faire le lien entre Coppacabana et votre fauteuil au boulot ... Pour les autres, il y a The Dirty Projectors, dont le Bitte Orca, complètement déphasé, étrange, pas du tout cosmique mais franchement interstellaire, un peu comme nous avons notre Camille nationale avec son fil ... finira de vous achever ! Assez génial, ce combo, comme son album d'ailleurs ...
Les amateurs de progressif attendront avec impatience le dernier opus de David Sylvian, intitulé Manafon et dont l'artwork est déjà un plaisir ... (quoi, vous aimez pas Bambi vous ? (mais non, le vrai, pas l'autre !)) ... Got Nuffin, petit EP rapide vient rassurer les fans de Spoon, qui, comme moi, avaient été un peu déçus du dernier Ga Ga Ga : le nouvel opus devrait fleurer bon le rock, la rythmique beat box ou les délires du même genre, comme seul Spoon sait en réaliser pour nous faire voler dans une atmosphère détendue, bien enlevée, pêchue et presque enfantine à la fois ... J'adore (que ceux qui veulent découvrir fassent un tour du côté de leur Kill the Moonlight, tout simplement génial !).
Et puisque l'heure est à l'attente, longue, terrible, de ces EPs qui vont nous faire délirer de leur pop délurée, nous serons sans doute pas mal à attendre la nouvelle Bomb in a birdcage d'A fine frenzy ... ! Toutes ces sorties, courant septembre, donc !
En attendant donc, et pour ceux qui les auraient râtés, courez vite mettre une oreille sur l'excellent Ladyluck de Maria Taylor (l'ex-Azure Ray, dont le premier opus avait râvi les foules - cela me fait penser qu'on n'a plus de nouvelles de sa comparse, Orenda Fink ?! si ?) ...
Pensez aussi à Katie Herzig (qui s'est faite connaître notamment sur des Bandes Originales de séries, telles que Grey's Anatomy - ou figurait, je vous le rappelle Kate Havnevik, entre autres trésors sensitifs) ... Son Apple Tree, frais et tendre, est à croquer ("Gypsy Girl" notamment ou "Forevermore"...) ... étonnant bout de nana !
Mon zest d'incontournable, c'est le Black Nasa du groupe du même nom (je sais, on dit éponyme, mais bon, si on n'a pas envie, einh ?) ! Un peu de stoner - rock, croisé avec ce que le garage - rock débridé d'un Fu Manchu peut donner ... The Atomic Bitchwax sont quant à eux l'un des ingrédients incontournables de ma rentrée, avec la découverte de leur album 3, dont j'avais zappé, bien malheureusement le contenu génialissime ! Arg ! Moi qui me demandait quand est-ce que de nouveaux barrés de la planète Queens of the Stone Age & cie allaient verser dans mes écoutilles "free sessions" ! Voilà qui est fait et bien fait ! Huuum !
Combien sont-ils dans sa tête ? Sans doute la question qui, si elle obtenait réponse, nous permettrait de déchiffrer, outre la carrière ultra prolifique du monsieur Steven Wilson (faut-il répéter ? Y'en a qui suivent pas : Porcupine Tree, Blackfield, Bass Communion, No-Man, et j'en passe ...), ces élucubrations electro, rock, limite techno ... de son Unrealeased electronic music (2004) ...
Et vous, vous en pensez quoi ?
Il apparaît clairement que Steven, a, depuis, revu ses intentions solistes et tiré la couverture rock à lui, celle qu'il déploie de main de maître avec Porcupine Tree ... Retrouverait-on cette influence, limite techno, quelque part dans ses projets parallèles ? Il ne me semble pas ...
De quoi découvrir une nouvelle face cachée du monsieur et s'interroger sur cette incursion à la fois electro, techno et limite industrielle, dans sa carrière ...
Le progressif a encore de longs jours devant lui, c'est évident ...
Comme toujours, voici ma perception, hors singles ou presque, de l'oeuvre de The cure, manière de vous inviter à^porter une oreille différente à leur carrière et à leur musique en général ... Pour les fans des singles, rendez-vous sur RTL2.fr, il en passe (agréablement d'ailleurs) toute la journée ... Pour les érudits qui voudraient corriger d'éventuelles bévues dans l'histoire de ce grand groupe de rock, une introduction d'origine Wikipédienne et pour les autres, comme d'habitude, simplement la preuve par le son :
The Cure
The Cure est un groupe de rock et de new wave britannique, formé en 1976 à Crawley dans le Sussex de l'Ouest, qui a marqué les années 1980 et 1990. La formation actuelle est composée de Robert Smith, de Porl Thompson à la guitare, Simon Gallup à la basse et Jason Cooper à la batterie.
Robert Smith est la figure emblématique du groupe. Il en est le chanteur et le guitariste (il joue également de la basse ou des claviers), le parolier et le principal compositeur.
The Cure a développé un son qui lui est propre, aux ambiances tour à tour mélancoliques, rock, pop, glaciales, psychédéliques, créant de forts contrastes, où la basse est mise en avant et n’est pas seulement un instrument d’accompagnement. Simon Gallup le bassiste est par ailleurs un des piliers du groupe.
Au sommet de sa popularité dans les années 1980 (de nombreux fans copiant alors les tenues vestimentaires amples et sombres des musiciens et la coiffure arachnéenne de Robert Smith), The Cure a su rassembler un public varié autour de sa musique, aussi bien des amateurs d’ambiance sombre et dépressive que des amoureux de mélodies pop, et conserve toujours un auditoire fidèle.
L’influence musicale de The Cure s’étend sur des groupes comme Placebo, The Smashing Pumpkins[1] (les membres de ces deux formations ont collaboré avec Robert Smith, le leader de Placebo aura même l’occasion d’interviewer son idole[2]), Interpol[3], Mogwai[4]...
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Il y a déjà un petit moment que je m'étais promis de faire un petit retour, négatif ou positif d'ailleurs selon les cas, sur les productions, ces dernières années, de "tributes", ces hommages rendus à de grandes figures de la musique, qui virent rarement à la réécriture attendue qui, seule, peut s'avéer remarquable, mais tendent, soit à la facilité du "copiage avec exactitude", soit à l'inutilité d'un changement de ton ou de style qui n'apporte rien ...
Dans la première catégorie des grands hommages, on se souvient du génial hommage à Judas Priest, rendu notamment par Angra, dont la reprise du Painkiller si connu, aura marqué les fans de l'un comme de l'autre ; André Matos et son clan s'étaient d'ailleurs précédemment illustrés lors de leur première démo (Reaching Horizons), où l'on ne trouve rien de moins qu'une version speed metal envolée du Wuthering Heights de Kate Bush (faeux titre dédié au roman des Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. Une version plus "proprette" sera finalement retenue sur leur premier album officiel, Angels 'cry : dommage ! Faut-il citer au titre des multiples covers de Metallica les géniaux (précurseurs) Apocalyptica, qui reprirent les titres du plus grand groupe de trash au monde ... de manière classique (entendez instruments classiques) ...
C'est malheureusement dans le même genre qu'ont été réalisés des hommages à Led Zeppelin, Pink Floyd ou Guns'n'Roses ... Et parmi ces trois-là, je dirais que le String Quartet Tribute to Guns'n'roses ne s'en sort pas avec les honneurs, compte tenu de la démarche profondément inutile d'une copie classique qui n'apporte rien aux originaux, pire encore, les dessert d'un point de vue mélodique. Je sauverai peut-être un November Rain pas trop laborieux ...
Le String Quartet Tribute to Pink Floyd's Dark side of the moon est autrement plus intéressant, compte tenu que le psychédélisme floydien se charge ici d'un accent pathétique, onirique ou fantastique qui n'est pas dénué d'intérêt, offre parfois même une dimension nouvelle à l'oeuvre originale, et, en tout état de cause, se révèle être un bon moment de musique (même s'il ne faudrait pas en abuser !).
Le string quartet (baroque) tribute to Led Zeppelin reste quant à lui un bon travail compte tenu de la complexité du passage de rock débridé à musique classique, qui nécessite de redonner une épaisseur à des lignes de guitares appauvries sans le son électrique d'une énergie que seule une orchestration fine est à même de leur rendre.
Et pour conclure cette petite chronique non exhaustive, évidemment, un détour par The Reggae Tribute to Pink Floyd, qui, pour le coup, se révèle être tantôt un grand moment de n'importe quoi, tantôt une excellente réelle réécriture sonore, là encore, car si l'on remet le reggae, dans l'histoire de la musique, sur le versant sociétal revendicateur qui fut le sien (l'est-il encore ?!), il n'est pas attendu, certes, mais plutôt probant d'y retrouver, dans un autre registre, Pink Floyd, qui en partage si ce n'est le ton un bon nombre de constats.
Avant que de vous laisser séduire par de tels albums, profitez plutôt de quelques instants de grâce avec leurs originaux. Et si, véritablement, vous parvenez à mener plus loin des chemins originaux par le virage ou le prolongement que ces "tributes" sont censés leur procurer : n'hésitez plus, sautez le pas !
